Crise sanitaire – Les variants, seule ombre au tableau au Luxembourg
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Crise sanitaireLes variants, seule ombre au tableau au Luxembourg

LUXEMBOURG - Tout est réuni pour permettre un retour à la vie normale au Luxembourg. Mais l'émergence du variant indien inquiète.

L'émergence de variants résistant aux vaccins est le principal sujet d'inquiétude.

L'émergence de variants résistant aux vaccins est le principal sujet d'inquiétude.

Julien Garroy

Un nouvel allègement des mesures coercitives et un retour progressif à la vie normale via le système du «Covid check», le Luxembourg semble entrevoir le bout du tunnel dans la lutte contre le Covid-19.

«Seulement» 354 contaminations en une semaine, moins de décès (4 en une semaine), «plus que» cinq personnes en soins intensifs, des taux de positivité très faibles et un taux de reproduction en chute libre, tous les voyants sont au vert, ont reconnu le Premier ministre Xavier Bettel et la ministre de la Santé Paulette Lenert.

Pour autant, les deux ont immédiatement formulé un message de prudence, après avoir dressé ce tableau rassurant. Non, la pandémie n'est pas terminée. Principal élément «d'incertitude» selon les mots utilisés par le chef du gouvernement, le développement des différents variants, et «les confinements et couvre-feux encore décrétés à d'autres endroits du globe». Le Luxembourg n'est pas une île et se retrouve forcément vulnérable en cas d'aggravation de la situation à l'étranger.

Un variant indien qui progresse au Luxembourg

Qui plus est, l'expérience de l'année passée incite à la prudence. Alors que le Grand-Duché était tout proche du «zéro Covid» à l'été, la situation s'était gâtée à la rentrée avec une deuxième, puis une troisième vague. «Si nous voulons sortir de la crise, la vaccination est le bon chemin», a martelé Xavier Bettel.

«Mais il y a toujours des bémols avec des variants qui augmentent dans certains pays. C'est également le cas chez nous. Le variant indien est plus contagieux, reste à voir s'il est plus pathogène. Il est devenu plus dominant, et nous ne savons pas ce qui nous attend», a reconnu la ministre de la Santé.

La part du variant indien dans les contaminations au Covid-19 a en effet doublé en une semaine. Il représente désormais 7,5% des séquençages au Luxembourg, contre 3,8% la semaine précédente. Il est le deuxième variant le plus répandu dans le pays, derrière le variant britannique toujours dominant (76,5%). Classé «variant préoccupant» par l'OMS, le variant indien pourrait être en partie résistant à certains vaccins, même si les vaccins ARN messagers de Moderna et de Pfizer/BioNTech devraient demeurer efficaces.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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