Les vétérans d'Irak souffrent à leur retour

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Les vétérans d'Irak souffrent à leur retour

WASHINGTON - Les GI revenant d'Irak souffrent de gros problèmes psychologiques qui sont sous-estimés.

Les problèmes psychologiques des soldats américains plusieurs mois après leur retour d’Irak sont largement sous-estimés lors de la première évaluation faite dès la fin de leur déploiement. C'est une étude des services de psychiatrie du Pentagone qui dit tout haut ce que tout le monde sait déjà.

Ces médecins militaires ont découvert que les soldats font part de davantage de problèmes psychologiques, tels que des états de stress posttraumatique, de dépression ou d’abus d’alcool durant une seconde évaluation faite de trois à six mois après le retour.

Sur les 88 235 combattants ayant subi un examen médical dès leur retour d’Irak, 3 925 (4,4 %) se sont vu prescrire des soins psychiatriques comparativement à 10 288 (11,7 %) lors de tests médicaux similaires faits plusieurs mois après.

Une synthèse des statistiques des examens effectués après le retour et plusieurs mois plus tard indique que 20,3 % des soldats d’active et 42,4 % de ceux appartenant aux unités de réserve ont été diagnostiqués comme souffrant de problèmes psychologiques liés à leur expérience de combat en Irak. Tous étaient déjà traités ou en passe de l’être.

La fréquence des conflits relationnels, notamment familiaux, a été multipliée par quatre entre le premier et le second examen médical, précise l’étude.

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