Attentat à Marseille – Les victimes de l'attaque avaient 17 et 20 ans
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Attentat à MarseilleLes victimes de l'attaque avaient 17 et 20 ans

Deux jeunes femmes ont été tuées dimanche à l'arme blanche à la gare principale de Marseille, par un homme qui a ensuite été abattu par des militaires.

Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant, âgé d'une trentaine d'années et qui ne portait pas de papiers d'identité sur lui , «aurait crié Allah Akbar» en poignardant une femme et en en égorgeant une autre. Il était connu pour des faits de droit commun, selon des sources proches de l'enquête. Selon le procureur de Marseille, l'assaillant a été abattu par les militaires de l'opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015 en France. Il est décédé. Les victimes sont âgées de 17 et 20 ans, selon le syndicat Unsa-Police. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique».

Les autorités ont demandé, sur les réseaux sociaux, aux Marseillais d'éviter le secteur de la gare Saint-Charles. Totalement interrompu, le trafic ferroviaire reprenait partiellement peu avant 17h30. Vers 15h, les alentours de la gare étaient bouclés par un cordon de policiers, et la circulation déviée, a constaté un journaliste de l'AFP. Plus de 200 policiers ont été mobilisés selon la Sécurité publique. «J'ai entendu crier 'Allah Akbar', et j'ai vu un homme vêtu tout en noir, il me semble», a raconté Mélanie Petit, une étudiante de 18 ans. «Une personne s'est effondrée», et «il y a eu un temps de latence avant que les gens se mettent à courir».

La gare se situe tout près du centre-ville, non loin de la fameuse Canebière, artère mythique de la ville menant au Vieux Port. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb devait arriver sur place en fin d'après-midi. «Nous ne baissons pas la garde», a de son côté affirmé sur Twitter le Premier ministre Edouard Philippe, faisant part de sa «colère et tristesse pour les victimes».

239 morts depuis 2015

Ce nouvel attentat intervient deux jours avant le vote à l'Assemblée nationale d'un projet de loi antiterroriste controversé qui vise à transposer dans le droit commun certaines mesures de l'état d'urgence instauré par l'ancien gouvernement socialiste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts). Lundi débutera par ailleurs le procès pour complicité du frère de Mohamed Merah, qui avait tué au nom du jihad en mars 2012 sept personnes dont trois enfants d'une école juive à Toulouse (sud-ouest) et dans ses environs.

Premier attentat jihadiste en France depuis ceux du GIA algérien en 1995, cette attaque avait replongé la France dans le terrorisme, révélant les failles du renseignement et poussant les pouvoirs publics à adapter l'arsenal répressif. Depuis, la France a été frappée à de multiples reprises, notamment en janvier 2015 (17 morts), notamment contre le journal satyrique Charlie Hebdo et une épicerie juive. Hormis les deux victimes de dimanche, 239 personnes ont péri dans des attentats survenus en France depuis 2015.

(L'essentiel/AFP)

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