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Covid au LuxembourgLes violences domestiques sont «plus graves»

LUXEMBOURG - La violence domestique exacerbée par la crise du coronavirus sera un grand thème de l’Orange Week, qui débute ce mercredi.

En 2020, la marche en orange est remplacée par d’autres actions.

En 2020, la marche en orange est remplacée par d’autres actions.

«Lors du confinement, nous avons, avec l’État, logé des femmes et des enfants victimes de violences domestiques à l’hôtel, car nos refuges étaient saturés», relate Anik Raskin, chargée de direction du Conseil national des femmes du Luxembourg (CNFL).

Avec le Covid, 2020 aura été une année particulière pour les associations luttant contre les violences sexistes. Les abus domestiques seront un grand axe de l’Orange Week, qui débute ce mercredi pour la Journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des filles et des femmes. «Le logement reste un gros souci, pas seulement à cause du manque de place en refuge, mais car la situation chez les ménages dégénère d’autant plus facilement quand ils habitent dans un petit espace», note Andrée Birnbaum, directrice générale de Femmes en détresse.

Une helpline a été lancée dès le début du confinement. «Des supermarchés ont affiché le numéro, car c’est un endroit où les victimes sont susceptibles de se rendre sans l’auteur de violences», dit Anik Raskin. «En 2020, les appels de soutien psychologique ont été plus longs et les violences plus graves», estime Andrée Birnbaum. «Nous craignons que la cause de l’égalité femmes et hommes perde en importance. Il faut réaffirmer notre présence», insiste Anik Raskin.

(Séverine Goffin et Noémie Koppe/L'essentiel)

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