Routes au Luxembourg – Les voiturettes ne provoquent pas de danger

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Routes au LuxembourgLes voiturettes ne provoquent pas de danger

LUXEMBOURG - La question de la dangerosité des quadricycles légers a été récemment relancée en Belgique. Au Grand-Duché en revanche, le débat est loin de se poser.

Il est assez rare de croiser des voitures sans permis au Luxembourg.

Il est assez rare de croiser des voitures sans permis au Luxembourg.

Garage du Centre

En Belgique, un tragique accident impliquant une voiturette s'est produit le mois dernier, à Rhode-Saint-Genèse, en Région flamande. La conductrice de 18 ans et une passagère âgée de 15 ans ont ainsi perdu la vie. Cet accident a posé chez notre voisin la question de la dangerosité de ces voiturettes, que l'on peut conduire à partir de 16 ans avec un permis cyclomoteur (ou de manière implicite avec un permis B), à une vitesse maximale de 45 km/h. Au Luxembourg en revanche, le débat est loin d'être à l'ordre du jour.

En effet, le nombre de voiturettes au Grand-Duché, dont le prix oscille entre 9 000 et 16 000 euros, est assez faible. «Au 28 février 2019, il y avait 190 quadricycles légers immatriculés dans le pays, indique Manuel Ruggiu, directeur opérationnel de la Société Nationale de Circulation Automobile, dont le top 5 des marques se compose d'Aixam (85 unités), Ligier (45), Chatenet (17), Microcar (16) et Renault (15)».

Une voiturette plutôt qu'un scooter

«Nous ne vendons qu'une dizaine de voiturettes par an», indique de son côté Luigi Loscalzo, patron du Garage du Centre et distributeur d'Aixam. Auto Service, qui distribue pour sa part Ligier, affiche des ventes similaires. «Les acheteurs sont en général des clients aisés, qui préfèrent, pour une raison de sécurité, acheter une voiturette plutôt qu'un scooter à leurs ados», note Carlos Pereira, gérant chez Auto Service.

Qui dit peu de voiturettes sur les routes dit peu d'accidents. Voire pas du tout. En 2018, la police n'en a ainsi enregistré aucun. «Le phénomène est très marginal», conclut Paul Hammelmann, président de la Sécurité routière.

(Olivier Loyens/L'essentiel)

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