Mexique: L’espoir de retrouver les dix mineurs piégés s’amenuise

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MexiqueL’espoir de retrouver les dix mineurs piégés s’amenuise

Une centaine de proches des personnes coincées sous terre ont veillé pour la deuxième nuit d’affilée.

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Des proches de mineurs attendent près de la mine de charbon qui a pris au piège dix mineurs, dans la région d’Agujita, au Mexique, le 4 août 2022.

Des proches de mineurs attendent près de la mine de charbon qui a pris au piège dix mineurs, dans la région d’Agujita, au Mexique, le 4 août 2022.

AFP

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Les proches des dix mineurs coincés sous terre dans le nord-est du Mexique commençaient à perdre espoir, en veillant, pour la deuxième nuit d’affilée, près des trois puits de charbon qui se sont effondrés mercredi sous la pression d’une inondation. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une centaine d’entre eux patientaient près des lieux du drame, bouclés par les forces de sécurité pour permettre le travail des secours, dans la localité de Sabinas.

«Nous sommes ici depuis hier (mercredi) 2h de l’après-midi», a expliqué Jésus Ronaldo Mireles Romo, 24 ans, dans l’attente des nouvelles de son père, José Luis, 47 ans. «J’ai la foi que tout va bien se passer», dit-il, en étouffant un sanglot. Sa mère, Claudia Romo, affirme que les secours doivent faire baisser le niveau d’eau avant d’entrer dans les trois puits de charbon, d’une profondeur de 60 mètres d’après les autorités. «Chaque minute qui passe, l’espérance diminue», ajoute-t-elle au sujet de son ex-mari. «Nous sommes séparés depuis sept ans. Mais c’est le papa de mes enfants. C’est douloureux». «Nous nous sentons impuissants», conclut-elle.

«Nous voulons qu'ils sortent les corps»

«Nous ne perdons pas espoir. C’est Dieu qui a le dernier mot». Angelica Montelongo a le visage triste et fatigué après avoir déjà passé une nuit à attendre des nouvelles de son frère Jaime: «Nous voulons qu’ils sortent les corps». «Il faut avoir la foi et croire qu’ils sont encore vivants», se reprend-elle, quelques secondes plus tard. Blasa Maribel Navarro attend aussi un signe de vie de son neveu Sergio Cruz, 41 ans. Cela faisait à peine deux mois qu’il travaillait à la mine. «Nous faisons confiance à Dieu», soupire-t-elle, entre deux réflexions sur les risques des métiers de la mine.

Chaque minute compte «pour pouvoir sauver dès que possible les mineurs», avait déclaré jeudi matin la coordinatrice nationale de la protection civile, Laura Velázquez. «Je veux de toute mon âme que l’on sauve les mineurs», a ajouté le président de la République Andres Manuel Lopez Obrador. «Il ne faut pas perdre la foi». Cinq mineurs ont réussi à sortir. Deux d’entre eux ont pu quitter l’hôpital.

Mine artisanale

Sur place, le gouvernement a annoncé l’envoi de 260 secouristes issus de différents corps (armée, marine, garde nationale). Ils tentent d’aspirer l’eau avec huit pompes submersibles dans les trois puits inondés, connectés entre eux. L’accident est survenu mercredi vers 13h30, quand les mineurs ont trouvé en creusant une zone pleine d’eau dont l’effondrement «a provoqué une inondation», a indiqué la protection civile.

Il s’agit d’une mine artisanale très dangereuse pour les mineurs. «Les mineurs creusent un puits de deux mètres de diamètre, et continuent de creuser jusqu’à trouver du charbon», a expliqué un ingénieur métallurgique, Guillermo Iglesias, à une radio locale.

(AFP)

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