lessentiel.lu au sommet de l'OTAN!
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Nos envoyés spéciaux ont suivi les premiers pas du président Obama à Strasbourg et sa rencontre avec son homologue français à deux pas de la Cathédrale. Pour les accueillir, une poignée de citoyens triés sur le volet.

Deux petits drapeaux sont plantés dans ses cheveux. L'un français, l'autre américain. Postée devant le Palais Rohan à Strasbourg, comme une centaine, peut-être deux, cette femme espère assister à la poignée de mains entre le président américain Barack Obama et Nicolas Sarkozy. En marge du sommet de l'OTAN qui se déroule ce samedi 3 et dimanche 4 avril, les deux chefs d'État se sont rencontrés pour la première fois.

"N'agitez pas les drapeaux, gardez-les en main, dit un agent en passant dans les rangs des militants. Ordre des services de sécurité américains." Rien n'a été laissé au hasard. Inscriptions sur Internet, contrôles de police, présentation de la carte d'identité...

Tout le monde est badgé

Les citoyens lambda, si l'on peut dire, qui attendent là ont dû montrer patte blanche. Tous portent un badge qui indique leur prénom, leur nom et leur date de naissance. Et puis, le palais Rohan, il faut déjà l'atteindre. L'arsenal de sécurité déployé est impressionnant. L'uniforme bleu à chaque coin de rue. Les militants ont été triés sur le volet, sont passés par plusieurs points de contrôle. Même sur la pointe de la cathédrale, face au Palais, se trouvent deux agents en faction.

Un hélicoptère tournoie dans le ciel, quelques motards déboulent, les présidents ne sont plus très loin. "Nicolas!" C'est d'abord le président français qui fait son apparition. Tout de suite accueilli par le maire de la ville, Roland Ries, qui doit se sentir un peu isolé, seul socialiste dans cette assemblée de droite.

Carla et Michelle en vedette

Et puis, rapidement, Carla vole la vedette à son mari de président. "Carla!". Sans s'arrêter, le couple pénètre dans le palais Rohan, où il est accueilli par une fanfare militaire.

Une demi-heure environ s'écoule avant l'apparition de la délégation américaine. Deux poids, deux mesures. Motards, limousines. Le président américain sort du véhicule, il n'arrive pas seul. Michelle Obama, habillée tout en rose l'accompagne. Alors a lieu la poignée de mains. Encore faut-il l'apercevoir. C'est la cohue. "Mister President" crient certains, dans l'espoir d'attirer l'attention de l'Américain. Un "aie" sonore se fait entendre, tandis que les flashs crépitent.

Devant l'entrée du Palais Rohan, les deux couples présidentiels se saluent, puis la porte du bâtiment se referme derrière eux. La poignée de mains n'a duré que quelques secondes. Les militants, eux, sont là depuis plus de deux heures. Sans doute se sont-ils, eux aussi, posé la question qui figure en Une du «Nouvel Observateur» de la semaine. Le magazine montre une photo des deux chefs d'État et titre: "Peuvent-ils s'entendre?"

Dorothée Doublet/Jérôme Wiss/lessentiel.lu

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