Mode – L’harmonie des patchworks

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ModeL’harmonie des patchworks

La règle de cette rentrée, c'est des empiècements dans tous les sens. Zoom sur les
défilés qui ont magnifié l'héritage de nos aïeules.

La collection de Salvatore Ferragamo se situe à mi-chemin entre une toile d’art abstrait et une mosaïque.

La collection de Salvatore Ferragamo se situe à mi-chemin entre une toile d’art abstrait et une mosaïque.

«Créer une forme à partir d’une construction de modules est une idée moderne et pointue». Pour Massimiliano Giornetti, directeur artistique de Salvatore Ferragamo, c'était une évidence à l’issue de son magnifique défilé pour l’automne 2015. Le styliste italien a poussé très loin le principe de l’imbrication des motifs et l’assemblage des bouts de tissus. Vogue y a même vu une référence aux toiles de la peintre Sonia Delaunay.

Dans la foulée de la tendance seventies, le patchwork s’impose comme un must de la rentrée. Ce sont les accords de tons chauds (orange, rouge, marron) ponctués par une touche de blanc et de noir qui attirent tous les suffrages. Et plutôt que de chercher une référence picturale chez Ferragamo, il suffisait de regarder le tapis morcelé sur lequel évoluaient les mannequins.

Cet attrait pour un jeu de cache-cache entre l’habit et l’habitat est perceptible, cette saison, chez Marni et Etro, deux labels qui excellent dans l’art du patchwork. «Patchwork, motifs et imprimés» était justement le thème du show Burberry. La technique séculaire a été déclinée un peu partout, notamment en ponchos et en manteaux réalisés selon une méthode venue de l’est du Yorkshire. Preen, autre maison londonienne, et Lanvin privilégient elles aussi ce savoir-faire, mais avec des vestes en peaux lainées et des longues robes de velours.

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