Au Liban: Des militants lancent le «lollar» pour dénoncer la corruption
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Au LibanDes militants lancent le «lollar» pour dénoncer la corruption

Des militants libanais ont lancé vendredi des faux billets de banque pour dénoncer la corruption qui a mené le pays à l'effondrement.

Lebanese pull mock banknotes called “Lollars” from a fake ATM during a stunt to denounce the high-level corruption that wrecked the country in Beirut on May 13, 2022. 
The US Dollars stuck in accounts, regular citizens can only withdraw in Lebanese pounds at a fraction of their real value are known locally as Lollars (Lebanese Dollars).
Two days before parliamentary elections, the Lebanese Transparency Association (LTA) decided to take the joke to the streets, with a PR stunt encouraging people to use “Lollars" for the day.
The "monetary disobedience" campaign, entitled "currency of corruption, encourages people to print their own "funny money" at home and try to use it as a means of raising awareness. (Photo by PATRICK BAZ / LTA)

Un faux distributeur distribuait des «Lollars».

LTA

Depuis 2019, la monnaie nationale a déjà perdu plus de 90% de sa valeur sur le marché, les taux de change se sont multipliés, les épargnants subissent des restrictions bancaires étouffantes et près de 80% de la population vit désormais en dessous du seuil de pauvreté de l'ONU. Les dollars bloqués que les épargnants ne peuvent retirer qu'en livres libanaises à un taux extrêmement défavorable sont connus localement sous le nom de «lollars».

À deux jours des élections législatives, la Lebanese Transparency Association (LTA) a décidé de populariser le concept en le promouvant dans la rue, encourageant les gens à utiliser des «lollars» pour la journée. La campagne de «désobéissance monétaire», baptisée «Monnaie de la corruption», encourage les gens à imprimer leur propre «monnaie factice» chez eux et à essayer de faire des achats avec, comme moyen de sensibilisation.

Explosion dévastatrice au port de Beyrouth

Sur les faux billets de banque, des peintures de l'artiste Tom Young représentent les catastrophes qu'a connues le pays ces dernières années, de l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth (août 2020) aux incendies de forêt, en passant par la pollution, la crise des déchets et les pénuries.

A Lebanese activist displays mock banknotes called “Lollars”, during a stunt to denounce the high-level corruption that wrecked the country in Beirut on May 13, 2022. 
The US Dollars stuck in accounts, regular citizens can only withdraw in Lebanese pounds at a fraction of their real value are known locally as Lollars (Lebanese Dollars).
Two days before parliamentary elections, the Lebanese Transparency Association (LTA) decided to take the joke to the streets, with a PR stunt encouraging people to use “Lollars" for the day.
The "monetary disobedience" campaign, entitled "currency of corruption, encourages people to print their own "funny money" at home and try to use it as a means of raising awareness. (Photo by PATRICK BAZ / LTA)

LTA

Vendredi, sur l'une des principales places de Beyrouth, les organisateurs ont installé un faux guichet automatique duquel les passants pouvaient retirer des «lollars». La responsable communication de la LTA, Hazar Assi, explique que la campagne vise à rappeler aux électeurs que l'effondrement du pays est l'œuvre de dirigeants corrompus. «Lorsque les gens votent, ils doivent faire un choix responsable et rejeter la corruption qui nous affecte à tous», a-t-elle déclaré.

Les partis traditionnels au Liban, profondément enracinés, chercheront à conserver leur mainmise sur le pouvoir lors des législatives de dimanche, mais une nouvelle génération de candidats indépendants espère réaliser une percée.

(AFP)

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