Jeunes entrepreneurs – Liz May passe le relai aux jeunes patrons
Publié

Jeunes entrepreneursLiz May passe le relai aux jeunes patrons

LUXEMBOURG - Liz May est la marraine d'une promotion de huit jeunes entrepreneurs. Et la
triathlète est prête à leur confier certains secrets.

Si le triathlon est un sport individuel, Liz May va la jouer «collectif» ce soir. La vice-championne d'Europe de triathlon est attendue à la Chambre de commerce pour délivrer quelques astuces de soutien psychologique.

«L'essentiel»: Qu'y a-t-il de commun entre chef d'entreprise et sportif de haut niveau?

Liz May: Il faut gérer sans flancher tous les aspects d'un fonctionnement. Celui d'une usine ou celui d'un corps, trouver des clients ou des sponsors, faire sa promotion ou sa publicité. J'ai découvert ces aspects au fil de ma carrière. Aujourd'hui, c'est à moi de me battre pour décrocher les 25 000 euros nécessaires pour une saison.

Qu'allez-vous apporter à vos huit «filleuls»?

A ces jeunes entrepreneurs, je parlerai techniques psychologiques. En course ou en entraînement, je fais appel à certaines aussi bien pour me motiver, surpasser la douleur ou gagner en énergie. Ce qui est bon pour le triathlon peut l'être pour un patron.

Pour vous, vaut-il mieux une médaille ou un contrat?

Un contrat, sans hésitation. On ne vit pas avec un titre… J'ai la chance avec Dexia et Cactus d'avoir décroché des contrats sur plusieurs saisons, c'est appréciable. J'ai l'esprit dégagé: je sais que je peux me concentrer sur mon sport plutôt qu'à des problèmes d'argent. Grâce à eux et d'autres mécènes, je peux dire que je vis du triathlon.

Parlons alors de cette saison gâchée par une opération…

Effectivement, je suis à l'arrêt depuis juin. Je me plaignais de douleurs et les médecins ont diagnostiqué un kyste osseux à hauteur du calcanéum (base du pied). Pour le retirer, j'ai été opérée le 3 août. Une vraie peur pour moi qui n'avait jamais subi d'opération chirurgicale. Depuis, j'enrage, je m'impatiente. Le pire, ça a été les douze semaines avec béquilles!
Maintenant, je reprends un peu le sport (musculation surtout). Mais je peux dire que l'inactivité n'est vraiment pas quelque chose pour moi!

Reprendre la compétition est-il envisageable alors?

Oui, oui, oui! J'ai encore un examen à passer auprès de médecins au Luxembourg début décembre, et je pense pouvoir reprendre l'entraînement sérieusement après. L'envie est là, le corps devrait suivre. Ces mois m'ont permis de travailler mes cours de Droit, car j'aborde la dernière ligne droite d'un master.» Ensuite, vous retrouvera-t-on chef d'entreprise?
«Ce n'est pas un de mes rêves. La seule entreprise que je veux réussir ce serait ma famille.

Patrick Jacquemot

Ton opinion