Facture du Brexit – Londres va devoir payer près de 60 milliards à l'UE
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Facture du BrexitLondres va devoir payer près de 60 milliards à l'UE

Le montant de la «facture du divorce» que les Britanniques sont censés payer pour quitter l'Union européenne fait l'objet d'âpres négociations.

Les amarres sont larguées: le Royaume-Uni s'est embarqué mercredi pour un voyage historique et «sans retour» hors de l'Union européenne. Mercredi à Londres, la Première ministre Theresa May annonçait devant les députés du Parlement de Westminster qu'il n'y aurait «pas de retour en arrière». Dans sa lettre de divorce, longue de six pages, Mme May dit vouloir «travailler dur» pour arriver à un accord. Mais son appel à mener en parallèle des négociations sur le «futur partenariat» avec l'UE risque de déplaire à Bruxelles, où l'on cherche d'abord à régler le divorce avant de se pencher sur l'avenir. Ainsi, concernant la facture à payer - au titre notamment des programmes pour lesquels le Royaume-Uni s'est déjà engagé - les divergences persistent.

Le gouvernement britannique «ne reconnaît pas les montants parfois très importants qui ont circulé à Bruxelles», a lancé le ministre des Finances Philip Hammond. Selon un haut responsable européen, la Commission européenne a évalué la note entre 55 et 60 milliards d'euros. Ces différends et la volonté de Bruxelles de signifier que le Royaume-Uni ne peut pas avoir de meilleur accord «en dehors qu'en dedans» de l'UE, pour éviter de donner des idées de sécession à d'autres pays, ouvre la perspective qu'il n'y ait pas d'accord du tout.

Mais pour les milieux économiques, ce serait le scénario du pire alors que le Royaume-Uni réalise la moitié de ses échanges avec l'UE. Pour le moment, l'économie se porte bien: la croissance du produit intérieur brut est restée solide à 1,8% en 2016 et pourrait atteindre 2% en 2017. Le déclenchement du Brexit, mercredi, événement prévu, n'a pas ému les marchés. Mais les investissements pourraient se détourner du pays...

(L'essentiel/AFP)

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