Affaire Benalla – Macron «déterminé» à établir la vérité

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Affaire BenallaMacron «déterminé» à établir la vérité

Le président français veut que toute la lumière soit faite sur l'affaire qui concerne son ancien collaborateur accusé de violences.

Emmanuel Macron, à droite, avec Alexandre Benalla, à gauche.

Emmanuel Macron, à droite, avec Alexandre Benalla, à gauche.

AFP/Charly Triballeau

Emmanuel Macron est «calme et extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie» sur l'affaire Benalla, a prétendu lundi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, peu avant l'audition à l'Assemblée du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. «Moi ce que je souhaite, c'est que nous retrouvions le sens de l'ordre républicain, et je m'étonne que des parlementaires, depuis plusieurs jours, objectivement, entretiennent le désordre», a ajouté M. Griveaux sur RTL.

«Une affaire d'État, c'est quand il y a de l'opacité, vous avez trois enquêtes ouvertes en moins de quatre jours, ça n'est pas de l'opacité», a défendu M. Griveaux en réponse aux attaques des oppositions. «Il y a une affaire d'État quand vous masquez les choses, une affaire d'État, c'est l'affaire Boulin, c'est le Rainbow Warrior, c'est l'affaire Cahuzac, quand il y a eu de la dissimulation. Il n'y a pas eu de dissimulation: il y a trois enquêtes ouvertes, une enquête judiciaire, une enquête administrative, deux enquêtes parlementaires».

«J’appelle chacun à un peu de calme et un peu de discernement et à ne pas faire d'instrumentalisation politique», a-t-il lancé. «Nous, nous respectons le fonctionnement de nos institutions, nous ne faisons pas de la petite communication sur le dos de nos institutions et sur une affaire dont - le président de la République l'a dit - le comportement est choquant, il est inacceptable, il doit amener à des sanctions, il doit amener à régler des dysfonctionnements».

M. Griveaux a en particulier reproché à Guillaume Larrivé (LR) de parler «avant même d'avoir procédé à la première audition» de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. «Avant même d'avoir procédé à la première audition, Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête, parle, je le cite, "de milice parallèle, d'organisation souterraine"», a-t-il dénoncé. «Moi je veux une commission d'enquête qui fasse la lumière sur ce qui s'est passé et sur les dysfonctionnements, ce n'est pas un tribunal politique».

(L'essentiel/afp)

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