Incident en Israël – Macron, une «mise en scène» jugée «grotesque»

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Incident en IsraëlMacron, une «mise en scène» jugée «grotesque»

L'altercation verbale entre Emmanuel Macron et des policiers israéliens à Jérusalem, 24 ans après une scène similaire impliquant Jacques Chirac, suscite ironie et critiques.

French President Emmanuel Macron (3rd-L) greets locals as he tours the Old City of Jerusalem on January 22, 2020. - World leaders are to travel to Israel this week to mark 75 years since the Red Army liberated Auschwitz, the extermination camp where the Nazis killed over a million Jews. Thousands of police officers and other security forces will deploy from today, ahead of the arrival of dignitaries including Russian President Vladimir Putin, French President Emmanuel Macron and US Vice President Mike Pence. (Photo by Ludovic Marin / AFP)

French President Emmanuel Macron (3rd-L) greets locals as he tours the Old City of Jerusalem on January 22, 2020. - World leaders are to travel to Israel this week to mark 75 years since the Red Army liberated Auschwitz, the extermination camp where the Nazis killed over a million Jews. Thousands of police officers and other security forces will deploy from today, ahead of the arrival of dignitaries including Russian President Vladimir Putin, French President Emmanuel Macron and US Vice President Mike Pence. (Photo by Ludovic Marin / AFP)

AFP/Ludovic Marin

«Grotesque», «pathétique»: l'altercation verbale entre Emmanuel Macron et des policiers israéliens à Jérusalem, 24 ans après une scène similaire impliquant Jacques Chirac, suscite ironie et critiques dans les rangs de l'opposition. La députée LR, Valérie Boyer, a accusé M. Macron de «tenter d'imiter Chirac». «Pathétique imitation» de M. Chirac, a abondé, à gauche, la députée LFI, Danielle Obono. Pour le patron du PS, Olivier Faure, sur Cnews, la sortie du président est simplement «le énième coup de comm' du président de la République».

«Singer Chirac pour faire oublier qu'il mène la politique de Sarkozy...», a réagi pour sa part Ian Brossat, porte-parole du PCF, sur Twitter. À l'inverse, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a jugé sur France 2 qu'Emmanuel Macron avait «eu raison» de «rappeler l'évidence», se refusant à «critiquer une parole qu('il) aura(it) pu prononcer ou qui est digne».

«On sait qu'il est parfaitement bilingue»

Pour Jordan Bardella, le vice-président du Rassemblement national, la séquence est «grotesque» et «ça sent la mise en scène». Il a aussi raillé l'«accent anglais très francisé» du chef de l’État «alors qu'on sait qu'il est parfaitement bilingue et qu'il ne manque pas une occasion de (le) rappeler». Le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, a assuré, jeudi sur BMFTV et RMC, que «ce n'était absolument pas surjoué (...) le président de la République a rappelé les règles».

«Je n'aime pas ce que vous avez fait devant moi», a crié M. Macron, mercredi, à un homme semblant être un responsable du service de sécurité israélien, alors que le président français s'apprêtait à rentrer dans la basilique Sainte-Anne, territoire français à Jérusalem. En 1996, dans les mêmes lieux, Jacques Chirac s'était emporté contre des soldats israéliens qui l'encadraient de trop près.

(L'essentiel/afp)

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