Droits de l'Union européenne – Macron veut inscrire l'IVG dans la charte de l'UE
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Droits de l'Union européenneMacron veut inscrire l'IVG dans la charte de l'UE

Emmanuel Macron a souhaité, mercredi, que le droit à l'avortement et la protection de l'environnement soient intégrés dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Le président français a pris la parole à Strasbourg.

Le président français a pris la parole à Strasbourg.

AFP/Bertrand Guay

Il faut «actualiser cette charte pour être plus explicite sur la reconnaissance du droit à l'avortement ou sur la protection de l'environnement», a lancé le président français, à Strasbourg, dans un discours devant les eurodéputés sur les objectifs de la présidence française de l'UE, alors que les eurodéputés viennent d'élire une présidente opposée à l'IVG. Une manière pour le président français de renforcer l'État de droit. L'avortement relève de la compétence des États et Malte est le seul des 27 où il est complètement interdit.

Défendre l'État de droit, qui «est notre trésor», est une priorité pour Emmanuel Macron. «Il s'agit partout de reconvaincre les peuples qui se sont éloignés». Depuis son élection en 2017, célébrée au son de l'hymne de l'UE, Emmanuel Macron se pose en chef de file des pro-Européens face aux «nationalistes» et «populistes». Dans son discours, il a affirmé que «ni le retour au nationalisme ni la dissolution de nos identités ne seront les réponses à ce monde qui advient», marqué par «le retour du tragique de l'Histoire».

«Tyrannie de l'anecdote»

«Face à la tyrannie de l'anecdote et des divisions entre Européens, nous avons à retrouver le sens de l'unité, la nécessité de l'audace. Nous en avons la force, nous avons les moyens», a plaidé le président français en concluant son discours. Emmanuel Macron a affirmé que cette ambition serait réaffirmée tout au long des six mois de la présidence française du Conseil de l'UE (PFUE) qui a débuté le 1er janvier, même s'il n'a fait aucune allusion à l'impact qu'aura l'élection présidentielle en France des 10 et 24 avril.

Le président français a aussi appelé mercredi les Européens à «l'audace» pour que l'Union européenne s'affirme comme «une puissance d'avenir» et «souveraine» afin de «ne pas dépendre des autres puissances» mondiales. Illustration de cette ambition, M. Macron a souhaité que l'Europe construise «un nouvel ordre de sécurité» avec l'Otan face à la Russie et plaidé pour «un dialogue franc et exigeant» avec Moscou. «Ces prochaines semaines doivent nous conduire à faire aboutir une proposition européenne bâtissant un nouvel ordre de sécurité et de stabilité. Nous devons le construire entre Européens, puis le partager avec nos alliés dans le cadre de l'Otan, et ensuite le proposer à la négociation à la Russie».

(L'essentiel/AFP)

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