Présidentielle française – Macron veut une «transformation complète»

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Présidentielle françaiseMacron veut une «transformation complète»

Le candidat centriste à la présidentielle en France, Emmanuel Macron, a détaillé jeudi un programme mêlant «liberté» et «protection», «ni de droite ni de gauche».

Emmanuel Macron a dévoilé jeudi ses mesures sociales et politiques, conformes à son credo «ni de droite ni de gauche».

Emmanuel Macron a dévoilé jeudi ses mesures sociales et politiques, conformes à son credo «ni de droite ni de gauche».

AFP

Les derniers sondages placent Emmanuel Macron, 39 ans, ancien ministre de l’Économie du président socialiste François Hollande, en pole position pour affronter et vaincre au second tour de la présidentielle, le 7 mai, la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen. Longtemps accusé d'être trop vague dans ses propositions, Emmanuel Macron a dévoilé jeudi ses mesures sociales et politiques qui, conformes à son credo «ni de droite ni de gauche» panachent des propositions susceptibles de convaincre des électeurs de tout bord, tout comme son programme économique mêlait rigueur et investissement.

«Nous réconcilions dans ce projet la liberté et la protection, c'est depuis le début un fil rouge», a affirmé M. Macron, en présentant son «contrat avec les Français» devant plus de 300 journalistes. «La France est un pays irréformable. Mais nous ne proposons pas de le réformer. Nous proposons une transformation complète», a-t-il dit. Dénonçant les inspirations thatchériennes de François Fillon tout comme le «repli» prôné par Marine Le Pen, il a notamment promis de réformer le système de retraite, avec des règles identiques dans le public et le privé. Mais son projet ne recule pas l'âge de la retraite.

Moralisation de la vie publique

Il propose aussi une «discrimination positive» pour l'embauche d'habitants des banlieues déshéritées, mais veut «renforcer la sécurité». Il promet une politique de «tolérance zéro», avec reconstitution d'une police de proximité et création de 10 000 postes de policiers et gendarmes. En phase avec son nouvel allié centriste François Bayrou, il prévoit une «grande loi de moralisation de la vie publique», en interdisant notamment aux parlementaires l'emploi de proches «pour mettre fin au népotisme».

Une pierre dans le jardin de François Fillon, ancien favori de la présidentielle rétrogradé en troisième position dans les enquêtes d'opinion après des soupçons d'emplois fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, salariés comme assistants parlementaires.

(L'essentiel/AFP)

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