Bande dessinée – Maladroits, les cancres enchaînent les boulettes

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Bande dessinéeMaladroits, les cancres enchaînent les boulettes

Les péripéties de Jé, Ludo et Olive se poursuivent, avec des situations toujours plus cocasses dans et autour de leurs salles de classe.

Les gags s'enchaînent, à chaque fois sur quelques pages.

Les gags s'enchaînent, à chaque fois sur quelques pages.

Dupuis

Jé, Ludo et Olive ont des tronches improbables et ne sont pas les plus assidus en classe. Mais, les trois élèves à l’apparence animale réussissent rarement leurs coups fourrés. Ils se perdent complètement en tentant de trouver une boulangerie, se retrouvent couverts de peinture en faisant exploser un pétard, se coincent sur un toboggan, laissent s’échapper des homards qu’ils viennent de dérober, etc. Bref, que des catastrophes!

Les trois compères, appelés les "cavaliers de l'apocadispe", semblent rivaliser de maladresse. Ils ne sont pas non plus particulièrement vernis, ce qui crée sans cesse de nouvelles situations hilarantes. Chacun présente aussi son propre caractère, l’un étant plus froussard que les autres, l’autre plus entreprenant et le dernier plus naïf. C’est ce qui fait leur charme et la tendresse qu’éprouve le lecteur pour ces personnages, des cancres loin d’être méchants mais particulièrement drôles.

L’originalité réside dans le scénario, qui présente un peu les héros en classe, mais surtout en dehors. Les gags, qui s’étalent sur plusieurs pages, mettent en scène des situations toujours plus improbables, qui emmènent Jé, Ludo et Olive jusque sur un voilier au milieu de la mer. Encore une bourde de leur part! L’auteur Libon, dont le dessin dans le style «gros nez» s’accorde parfaitement avec son scénario, fait preuve d’une créativité sans faille. Un bon album qui permet de passer un bon moment.

• «Les cavaliers de l'apocadispe vont bien». Libon. Dupuis, 12,50 euros.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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