Craintes en France – «Manifester n'est pas casser», rappelle un clip
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Craintes en France«Manifester n'est pas casser», rappelle un clip

À moins de 24 heures d'une mobilisation à hauts risques des «gilets jaunes», le gouvernement français a diffusé, vendredi, un clip sur les réseaux sociaux.

Protesters walk by burning cars during clashes with riot police on the sideline of a protest of Yellow vests (Gilets jaunes) against rising oil prices and living costs, on December 1, 2018 in Paris. (Photo by Abdulmonam EASSA / AFP)

Protesters walk by burning cars during clashes with riot police on the sideline of a protest of Yellow vests (Gilets jaunes) against rising oil prices and living costs, on December 1, 2018 in Paris. (Photo by Abdulmonam EASSA / AFP)

AFP/Abdulmonam Eassa

À moins de 24 heures d'une mobilisation à hauts risques des «gilets jaunes», le gouvernement français rappelle dans un clip diffusé vendredi, sur les réseaux sociaux, que «manifester, ce n'est pas casser». La vidéo s'ouvre sur l'image de «gilets jaunes» manifestant dans le calme. «L'expression des revendications est fondamentale en démocratie», peut-on lire, alors que défilent les images de manifestations, parfois anciennes, notamment de camions des forces de l'ordre traversant une foule les applaudissant.

«Mais manifester ce n'est pas casser», poursuit le clip. «Ce n'est pas casser notre patrimoine», insiste-t-il, alors qu'apparaît l'image du visage détruit d'une Marianne de l'arc de triomphe, qui a fait le tour du monde, après les violences lors de la manifestation à Paris, le 1er décembre.

Des éléments «radicaux»

Ce n'est pas non plus «casser nos commerces», «nos biens», ni «notre République», ou «soi-même se mettre en danger», est-il énuméré, sur fond d'images de dégradations, de heurts et de biens incendiés lors de manifestations des «gilets jaunes». Le clip, d'une trentaine de secondes, se clôt sur un appel à «respect(er) les règles du droit de manifester», consultables sur le site www.service-public.fr.

Le gouvernement a multiplié ces derniers jours les appels au calme à l'approche d'une nouvelle journée de mobilisation, samedi, alors que la précédente, le 1er décembre, avait donné lieu à une explosion de violences à Paris. «Tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser», samedi, a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, justifiant un dispositif sécuritaire «de grande envergure».

(L'essentiel/afp)

Le parquet enquête sur Éric Drouet

L'un des initiateurs du mouvement des «gilets jaunes», Éric Drouet, qui a appelé à «rentrer» dans l'Élysée, samedi, est visé par une enquête pour «provocation à la commission d'un crime ou d'un délit» et «organisation d'une manifestation illicite», a-t-on appris vendredi, auprès du parquet de Paris. Selon cette source, qui confirmait une information de BFMTV, le parquet a été destinataire, jeudi, d'un signalement du préfet de police de Paris visant des propos de M. Drouet tenus la veille sur la chaîne d'informations en continu.

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