Education – Maribeth teste les campus pour les futurs étudiants

Publié

ÉducationMaribeth teste les campus pour les futurs étudiants

LUXEMBOURG - Conseillère à l’International School of Luxembourg (ISL), Maribeth part en éclaireuse sur les campus et livre des astuces pour bien choisir sa future université.

Maribeth visite la section génie civil d’une université à Ottawa.

Maribeth visite la section génie civil d’une université à Ottawa.

«La préoccupation majeure des élèves quand ils choisissent leur université est son classement, sa réputation, témoigne Maribeth, conseillère à l’International School of Luxembourg. Mais ils oublient qu’ils vont opter pour un mode de vie pendant quatre ans». Durant l’année, Maribeth voyage avec d’autres conseillers pour s’immerger dans la vie de campus et revenir avec des infos pour ses élèves. Là elle revient du Québec, «qui dispose d’une très bonne offre pour les francophones! Plus largement le Canada a beaucoup d’atouts, c’est un pays agréable, sûr, avec de très belles infrastructures. Et les étudiants peuvent y rester pour travailler jusqu’à trois ans après leurs études».

Le plus difficile pour les élèves qui quittent le nid est de ne pas être obligés d’aller en cours, estime-t-elle. «Ils vont devoir s’habituer à ce que personne ne fasse leur lessive, ne leur prépare à manger, ne les réveille le matin pour leur dire qu’il est temps de se lever. Certains élèves fonctionneront mieux dans une université où ils sont suivis et passent des tests à intervalles réguliers. D’autres sauront gérer de grands amphis où ils sont anonymes et organisent eux-mêmes leur plan de travail».

Visiter les campus avant

L’idéal pour que les élèves puissent se faire une idée serait qu’ils visitent le campus. «Un de nos élèves rêvait de faire ses études en Californie. Il a tout mis en œuvre pour y arriver. Mais une fois sur place, il s’est rendu compte qu’il devait partager sa chambre sur campus avec un autre étudiant. Aux États-Unis, c’est la norme, c’est fait exprès pour que les étudiants socialisent. Mais cela l’a mis extrêmement mal à l’aise, il ne s’y est jamais habitué», illustre Maribeth.

«Certains campus américains sont des micro-univers perdus dans les champs de maïs. Pour les jeunes souhaitant une vie étudiante en vase clos comme dans les films, c’est parfait. Ceux qui veulent expérimenter une vie urbaine seraient plus inspirés d’aller à Londres ou Amsterdam». Elle-même adorerait reprendre des études tellement elle trouve les nouvelles offres de cours intéressantes. La seule chose qui ne lui manque pas, ce sont «les sanitaires partagés», sourit-elle.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

Ton opinion