Il part soigner des populations indigènes à travers le monde

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Portrait au LuxembourgIl part soigner des populations indigènes à travers le monde

LUXEMBOURG/PHILIPPINES – Depuis 30 ans, Jean-Claude Leners, médecin au Luxembourg, effectue des missions humanitaires auprès de populations indigènes à travers le monde. Il rentre de six semaines passées sur une île aux Philippines.

par
Nicolas Chauty
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Jean-Claude Leners, médecin au Grand-Duché, est un sexagénaire qui a choisi de mettre son expérience au profit des plus démunis à travers le monde.

Jean-Claude Leners, médecin au Grand-Duché, est un sexagénaire qui a choisi de mettre son expérience au profit des plus démunis à travers le monde.

JC Leners
Depuis trente ans, il effectue une mission de six semaines, tous les deux ans, en intégrant l'organisation allemande German Doctors.

Depuis trente ans, il effectue une mission de six semaines, tous les deux ans, en intégrant l'organisation allemande German Doctors.

JC Leners
L'objectif est d'intervenir dans des régions reculées, auprès de populations dites indigènes.

L'objectif est d'intervenir dans des régions reculées, auprès de populations dites indigènes.

JC Leners

«Je reviens toujours au Luxembourg avec les deux pieds sur Terre, comme on dit». Jean-Claude Leners, médecin au Grand-Duché, est un sexagénaire qui a choisi de mettre son expérience au profit des plus démunis à travers le monde. Depuis trente ans, il effectue une mission de six semaines, tous les deux ans, en intégrant l'organisation allemande German Doctors. L'objectif est d'intervenir dans des régions reculées, auprès de populations dites indigènes.

«Ces gens n'ont pas les moyens logistiques et financiers de se déplacer», explique à L'essentiel M. Leners. Alors lui et ses confrères médecins, qui composent les missions, partent à leur rencontre pour «effectuer des soins primaires». Après l'Inde et le Bangladesh «plusieurs fois», Jean-Claude Leners est rentré le 12 novembre d'une mission sur l'île de Samar, aux Philippines. «Un chauffeur nous conduisait dans les villages, retirés à une ou deux heures de route minimum», raconte-t-il. La population y parle généralement un dialecte qu'une infirmière traduit.

Des cas d'urgence

Les médecins humanitaires sont limités à un usage de 40 médicaments, dont des antibiotiques. Il est donc question de traiter les pathologies de la peau, de l'intestin, les fractures diverses, la malnutrition chez les enfants ou même la tuberculose… «Nous avons eu un cas d'urgence, une femme enceinte qui faisait de l'épilepsie. Parfois, on soulage des cancéreux avec la morphine. Si besoin, on fait ce que l'on peut pour les transférer vers un centre de soins».

L'accueil des locaux est toujours positif. Pour Jean-Claude Leners, cet engagement est «une question morale, si je peux apporter ma petite aide». Ce sont des rencontres toujours enrichissantes, aussi. Il invite d'autres médecins du Luxembourg à se joindre à ces missions. Seules conditions? «Pouvoir se rendre disponible six semaines et parler anglais».

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