Santé au Luxembourg – «Même légalisé, le cannabis n'est pas sans danger»

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Santé au Luxembourg«Même légalisé, le cannabis n'est pas sans danger»

LUXEMBOURG - Pour ses 25 ans, le centre de prévention des toxicomanies change de nom. L'occasion de rappeler les risques liés à la consommation de substances addictives.

Le rôle du cnapa est notamment de faire de la prévention sur le terrain et de protéger les éventuels consommateurs de substances addictives.

Le rôle du cnapa est notamment de faire de la prévention sur le terrain et de protéger les éventuels consommateurs de substances addictives.

«Légaliser le cannabis récréatif (NDLR: dans deux ans) risque de faire croire aux jeunes que le cannabis est sans danger», s'alarme Henri Grün. Le président du centre de prévention des toxicomanies (CePT), a présenté ce mardi le nouveau nom de la structure, le cnapa (centre national de prévention des addictions), à l'occasion de ses 25 ans. «Notre mission est de sensibiliser aux risques des substances addictives, de faire de la prévention sur le terrain et de protéger les éventuels consommateurs». «Il ne faut pas que le cannabis se banalise», renchérit Julie Molitor Jacob, du comité directeur.

Avec ce nouveau nom, le cnapa souhaite mieux coller à sa mission. «Nous ne sommes pas focalisés sur les drogues illégales, explique Henri Grün. Nous aidons les gens à lutter contre toutes les formes d'addiction». Ce mardi, le cnapa présentait à ce titre son rapport 2019. Son service d'aide Fro No, destiné au grand public, a été contacté à 164 reprises l'an dernier. Un chiffre stable. Il s'agissait de 91 demandes d'informations et de 73 demandes de matériel.

Contact fréquent avec parents et encadrants

La majorité des demandes d'informations (53) ont émané de personnes appartenant à l'environnement familial, social ou professionnel des personnes concernées. Les concernés ont eux rentré 24 demandes. Et 14 demandes n'étaient pas liées à une personne. «Les personnes qui nous contactent sont très souvent de parents ou des encadrants qui s'inquiètent des rapports de leurs jeunes avec l'alcool ou les drogues», explique Henri Grün.

Pour remplir sa mission, le cnapa tourne avec un petite équipe de onze personnes et un budget annuel de 1,5 million d'euros, financé en partie par le ministère de la Santé. Face aux défis futurs, il souhaiterait pouvoir renforcer ses rangs.


(Séverine Goffin/L'essentiel )

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