États-Unis: Menaces, courses poursuites: un gang de dindes sème la terreur en ville

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États-UnisMenaces, courses poursuites: un gang de dindes sème la terreur en ville

Les habitants d’une localité du Massachusetts sont persécutés depuis plusieurs jours par des gallinacés peu commodes.

Les animaux font vivre un calvaire aux habitants de Woburn.

Les animaux font vivre un calvaire aux habitants de Woburn.

WBZ

Ambiance tendue à Woburn, paisible petite ville du Massachusetts. Depuis plusieurs jours, un gang de dindons et de dindes fait la loi, attaquant les habitants, courant après les voitures et faisant tomber les enfants de leur vélo. Certains résidents ont tellement peur de mettre un orteil dehors qu’ils préfèrent rester calfeutrés chez eux. Meghan Tolson, qui vit à Woburn, a fini par donner des noms à certains de ces gallinacés peu commodes: il y a Kevin, Monica et Ester, mais aussi Patricia et Gladys.

«Le plus agressif, c’est Kevin. Même si vous êtes garés, il essaiera d’entrer dans votre voiture», raconte-t-elle à CBS Boston. Une autre habitante explique à WBZ News Radio que le gang s’est installé devant sa maison et qu’il s’en prend régulièrement à elle. Un résident confie pour sa part que ses enfants ont peur d’aller en bus à l’école, terrifiés à l’idée que les gallinacés ne les attendent à l’arrêt.

«Il m’est arrivé d’être piégée dans ma voiture et de ne pas pouvoir en sortir avant d’appeler des membres de ma famille au secours», témoigne de son côté, April Drolette. «En général, ils amènent un parapluie. C’est du travail d’équipe», détaille l’habitante, qui peut également compter sur son chien pour la sortir de certaines situations.

Interrogé par CBS News, un expert explique que ce type d’agression survient lorsque les gens nourrissent les animaux ou ont des mangeoires pour oiseaux. Plus les dindes s’habituent aux humains, plus elles les considèrent comme faisant partie des leurs. Les coups de bec et les courses poursuites sont l’affirmation de leur domination sur les gens. Le fait d’apercevoir leur reflet dans les portières des voitures peut également être un facteur déclencheur.

En attendant, les habitants apprennent tant bien que mal à gérer cette présence, en trouvant différentes astuces pour tenir les gallinacés à distance. Certains se sont même pris d’affection pour eux. «On s’habitue un peu à eux. Quand je ne le vois pas pendant quelques jours, je me dis: «Oh non, est-ce que quelqu’un a écrasé Kevin?» admet Meghan Tolson.

(joc)

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