Politique européenne – Merkel et Macron ont une «relation conflictuelle»

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Politique européenneMerkel et Macron ont une «relation conflictuelle»

La chancelière allemande Angela Merkel a reconnu mercredi que sa relation avec le président français n'était pas des plus simple, pour plusieurs raisons.

Les deux dirigeants se côtoient depuis l'élection du Français au printemps 2017.

Les deux dirigeants se côtoient depuis l'élection du Français au printemps 2017.

AFP/John Macdougall

Angela Merkel reconnaît avoir une «relation conflictuelle» avec Emmanuel Macron, dans une interview publiée mercredi par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Elle a ajouté qu'il y avait «des différences de mentalité» entre elle et le président français et des «différences dans (leur) compréhension des rôles».

Les deux dirigeants ont eu plusieurs divergences ces derniers mois, du gel de ventes d'armes à l'Arabie Saoudite décidé par l'Allemagne après la mort du journaliste Jamal Khashoggi, au devenir de l'Union européenne, en passant par le Brexit et les reports accordés au Royaume-Uni. La chancelière souligne toutefois dans cette interview les «énormes progrès» réalisés grâce au couple franco-allemand, notamment en matière de défense. Les deux dirigeants avaient également signé en janvier le traité d'Aix-la-Chapelle sur la coopération et l'intégration franco-allemandes.

Différences entre les deux pays

Les relations se sont-elles détériorées ces derniers mois? «Non, pas du tout», assure Mme Merkel. Mais, admet-elle, les deux dirigeants ont eu des «temporalités différentes». La chancelière souligne ainsi que lors du discours sur la Sorbonne de M. Macron, consacré en septembre 2017 à la relance de l'Europe, elle venait tout juste de passer le cap des élections au Bundestag et négociait une nouvelle coalition. Des reproches lui avaient été adressés, y compris dans son propre camp conservateur, de ne pas avoir saisi les propositions de M. Macron.

Mme Merkel met aussi l'accent sur les différences politiques entre les deux pays: «Je suis la chancelière d'un gouvernement de coalition et je suis beaucoup plus dépendante du Parlement que le président français, qui n'a pas du tout le droit d'entrer à l'Assemblée nationale», au nom de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif.

(L'essentiel/afp)

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