Vincent Thill – «Mes échecs à Metz ont provoqué de la haine...»
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Vincent Thill«Mes échecs à Metz ont provoqué de la haine...»

Le milieu luxembourgeois Vincent Thill, 19 ans, s'est livré dans une rare interview à «Onze Mondial». Il revient sur ses échecs au FC Metz et sa réussite actuelle au FC Pau.

On avait tenté le coup assez naturellement il y a bientôt trois ans, avant d'essuyer étonnamment une fin de non-recevoir... Le mardi 31 mai 2016, pour sa 2e sélection avec le Luxembourg, du haut de ses 16 ans, Vincent Thill était parvenu à trouver le chemin des filets face au Nigeria. Et sur le terrain, à la fin de ce match amical qui nous avait permis de réaliser la vidéo toujours la plus vue sur la chaîne YouTube de L'essentiel, le petit milieu de terrain nous avait poliment indiqué «qu'il ne répondait pas aux questions».

«Parce que je suis mal à l'aise», regrette Vincent Thill dans les pages de l'hebdomadaire «Onze Mondial» du mois de mai 2019, publié ce jeudi. «Je n'aime pas du tout les interviews et j'ai dû mal à m'ouvrir aux gens que je ne connais pas». Le milieu offensif luxembourgeois, né le 4 février 2000, a gagné en maturité en trois saisons. Du haut de son mètre 72 et de ses 58 kg, Vincent Thill réalise enfin une saison pleine avec le FC Pau, en National (D3 en France), avec qui il a déjà joué 25 matchs et inscrit 10 buts. Prêté par le FC Metz, où il sera en fin de contrat en juin 2019, le joueur de 19 ans reconnaît «avoir pris un gros risque» en rejoignant Pau «en mode déterminé».

«Un sanguin qui refuse l'échec»

Celui qui «rêve du Ballon d'or» avoue également que c'est «sa première saison pro où il se sent décisif». «Je n'était pas prêt physiquement et c'était difficile de gratter du temps de jeu», souligne Vincent Thill, lorsqu'il évoque ses débuts avec le FC Metz quand il est devenu, le 21 septembre 2016, le premier joueur né dans les années 2000 à évoluer en Ligue 1. «J'ai cherché à prendre du muscle, mais c'était compliqué avec les blessures. C'est difficile de s'épanouir quand tu n'es pas serein. Ce n'est de la faute de personne. J'avais 16 ans et je ne me sentais pas très bien dans le groupe».

«Timide», «réservé», celui qui «aime rester tranquille dans son coin» a avoué à «Onze Mondial» qu'il «n'est pas le même sur le terrain» et qu'il a tendance à «s'énerver quand ça se passe mal», «sanguin» «refusant l'échec». Des propos qui rappellent, ce fameux 9 juin 2017, où Vincent Thill s'était emporté au Kuip à Rotterdam lorsque le Luxembourg s'était incliné 5-0 face aux Pays-Bas, avant de très rapidement présenter ses excuses. «Mes échecs à Metz ont provoqué de la haine chez moi», conclut le milieu de terrain, au terme de l'interview. «J'ai eu la dalle et cette année, j'ai eu de la réussite».

(fl/L'essentiel)

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