«Trierweilergate» – «Mes propos ont été déformés»
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«Trierweilergate»«Mes propos ont été déformés»

Thomas Hollande, fils ainé de François Hollande et de Ségolène Royal, dément les propos qui lui sont tenus dans un article du Point.

Thomas Hollande s'est confié aux journalistes du «Point» quant à l'affaire du Trierweilergate.

Thomas Hollande s'est confié aux journalistes du «Point» quant à l'affaire du Trierweilergate.

Keystone

Le fils aîné de François Hollande et de Ségolène Royal, Thomas, dément les propos qui lui sont prêtés dans un article du «Point».

L'affaire du tweet de la Première dame de France contre l'ex-compagne du président François Hollande durant les législatives a été relancée mercredi par des propos du fils aîné du chef de l'État rapportés par un hebdomadaire, mais qu'il a qualifiés de «déformés».

Dans sa dernière édition, «Le Point» relate une conversation tenue avec Thomas Hollande dans laquelle il critique Valérie Trierweiler pour son tweet de soutien envoyé à la veille du 2e tour des législatives au rival de sa mère Ségolène Royal, ex-compagne de François Hollande pendant plus de vingt-cinq ans.

«Ça m'a fait de la peine pour mon père»

«Ce que je reproche au tweet, c'est d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique», dit l'aîné des quatre enfants de François Hollande et Ségolène Royal.

«Ça m'a fait de la peine pour mon père, il déteste tellement que l'on parle de sa vie privée. Ça a détruit l'image normale qu'il avait construite», ajoute-t-il, alors que durant la campagne présidentielle François Hollande a promis d'être «un président normal».

«Je savais que quelque chose pouvait venir d'elle un jour, mais pas un si gros coup. C'est hallucinant», poursuit selon l'hebdomadaire l'avocat de 27 ans, qui décrit alors un François Hollande «ahuri» par le tweet de sa compagne.

Un tweet qui crée la stupeur

Valérie Trierweiler, une journaliste de 47 ans, avait provoqué la stupeur et le premier couac de la présidence Hollande en postant le 12 juin ce tweet dans lequel elle apportait ses encouragements à Olivier Falorni, candidat dissident du Parti socialiste à La Rochelle (ouest). Mme Royal, qui avait reçu le soutien officiel de François Hollande, avait été battue le dimanche suivant. La presse britannique avait alors évoqué une «guerre des roses».

Il réfute ses propos

Thomas Hollande a réfuté auprès de l'AFP les propos qui lui sont prêtés par «Le Point».

«Je démens avoir accordé une interview au «Point». Les propos rapportés, dont certains sont déformés ou sortis de leur contexte, ont été tenus lors d'une conversation informelle» avec une journaliste de l'hebdomadaire, a-t-il réagi.

La journaliste du «Point» a rapidement répliqué sur son compte twitter. «Aucun propos n'a été déformé», a-t-elle écrit, soulignant qu'il s'agissait d'un «article» et à aucun moment d'une «interview».

Hollande père s'exprimera

Selon «Le Point», François Hollande a promis à son fils qu'il s'exprimerait publiquement sur cet incident qui a mis en lumière l'absence de statut de la première dame de France. Dans l'entourage du président français, on estimait qu'il pourrait répondre à des questions sur ce sujet lors de son interview télévisée du 14 juillet, jour de la fête nationale.

Le jeune homme avait contribué activement à la campagne électorale de son père après avoir participé en 2007 à celle de Ségolène Royal, alors candidate du Parti socialiste à la présidentielle contre Nicolas Sarkozy, et déjà séparée de François Hollande. Il aurait également dit que, comme son frère et ses sœurs, il ne voulait plus voir la compagne de son père.

(L'essentiel Online/AFP)

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