Débat au Luxembourg – Mieux alerter en cas de catastrophe naturelle

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Débat au LuxembourgMieux alerter en cas de catastrophe naturelle

LUXEMBOURG – Le gouvernement a affirmé mardi son intention d’améliorer la communication envers la population lors d’événements comme les inondations.

Les inondations de juillet se sont invitées à la Chambre des députés ce mardi, à l’initiative du député Gilles Roth (CSV), qui a interpellé le gouvernement sur le sujet. Il a estimé que les alertes météorologiques devaient être «mieux prises en compte», afin «d’informer largement la population, par exemple ceux qui sont dans leur voiture, (…) ou d’offrir la possibilité à ceux qui sont chez eux de réagir». Il a évoqué les moyens modernes de communication, qu’utilisent déjà d’autres pays comme l’Allemagne. «Pourquoi ce n’est pas possible au Luxembourg?», a interrogé le député d’opposition. Celui qui est aussi bourgmestre de Mamer a aussi appelé à «améliorer la communication entre les communes et les secouristes du CGDIS».

À la tribune, Xavier Bettel (DP), Premier ministre, a rappelé l’ampleur de la catastrophe de juillet, affirmant que le changement climatique se faisait ressentir «chaque jour». Sur les critiques, il a renvoyé aux rapports ayant plutôt loué la gestion de la crise. «J’ai confiance en nos fonctionnaires», a-t-il dit à plusieurs reprises. Le chef du gouvernement a rappelé que l’alerte était d’abord orange, comme «six autres fois» dans une période récente, suggérant que les autorités n’imaginaient pas qu’il fallait évacuer à chaque alerte de ce type. Bettel a aussi apprécié le travail de la cellule de crise, montée le soir même des inondations.

Le Premier ministre a tout de même reconnu que la communication entre les différents acteurs et les citoyens n’avait pas été parfaite et qu’il fallait «écouter les recommandations». Il a admis que l’application n’avait pas eu les effets escomptés, notamment parce que «trop peu de personnes l’ont téléchargée». «Le volet alerte doit être amélioré», a affirmé en écho Taina Bofferding (LSAP), ministre de l’Intérieur. Selon elle, il faut une diffusion des messages «non pas seulement sur un canal indirect (site Internet,…), mais aussi de manière plus directe», évoquant des SMS ou un outil ne nécessitant pas le téléchargement d’une application. Le gouvernement travaille toujours le sujet, «à l’ordre du jour avant les inondations».

(jg/L'essentiel)

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