Après les attentats – Mille individus empêchés d'entrer en France
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Après les attentatsMille individus empêchés d'entrer en France

Accusé d'avoir tardé à réagir à la menace terroriste, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a défendu le bilan de son gouvernement.

Bernard Cazeneuve a visité le marché de Noël de Strasbourg, où il a vu le dispositif de sécurité mis en place.

Bernard Cazeneuve a visité le marché de Noël de Strasbourg, où il a vu le dispositif de sécurité mis en place.

AFP/Charly Triballeau

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a contesté toute inertie du gouvernement en matière de sécurité. Il a dressé le bilan des mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence. «Depuis la mise en place des contrôles aux frontières, ce sont près de 1 000 personnes qui ont été empêchées d'entrer sur le territoire national en raison du risque que ces personnes pouvaient représenter», a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Strasbourg. Près de 2 000 perquisitions administratives ont été menées, 212 personnes placées en garde à vue, 318 armes (dont 31 armes de guerre) saisies et 312 individus assignés à résidence, a-t-il par ailleurs indiqué.

Bernard Cazeneuve a visité le marché de Noël de Strasbourg et inspecté le dispositif de contrôle de la frontière par les polices française et allemande. Il a balayé les «polémiques» sur la présumée inaction du gouvernement. «J'entends parfois, dans le bruit des polémiques, certains propos qui laissent à penser, et ce n'est pas responsable, que l'État n'aurait pas pris des mesures qui relèvent de sa compétence pour faire face au risque», a-t-il dit. «Toutes les dispositions ont été prises et toutes les mesures ont été appliquées, y compris sur les sujets sur lesquels au cours des années précédentes peu de choses avaient été faites».

Des arrestations également en Espagne et au Maroc

La loi antiterroriste de novembre 2014 a permis de bloquer 90 sites et 115 adresses internet et de prononcer 205 interdictions de sortie du territoire et 75 interdictions d'entrée, a-t-il indiqué. S'agissant de la loi sur le renseignement de juillet 2015, «tous les décrets d'application concernant le premier cercle ont été pris». Il a reconnu qu'une deuxième série restait dans l'attente. Depuis le début de l'année, le ministère a fait expulser 34 imams et prêcheurs «proférant des propos qui appellent au terrorisme». Deux mosquées «dont les membres appelaient à la haine» ont été fermées.

Outre la France, d'autres pays poursuivent leur traque aux terroristes. Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé samedi l'arrestation en Catalogne de deux hommes soupçonnés de chercher à recruter des candidats au djihad, et d'une femme prête à se rendre en Afghanistan. Ces trois suspects auraient, via différentes plates-formes virtuelles et réseaux sociaux, «diffusé l'idéal extrémiste de Daech et attiré des adeptes pour les envoyer dans des zones de conflit». La police marocaine a quant à elle interpellé trois personnes, dont deux ressortissants turcs soupçonnés d'avoir des liens avec l'État islamique.

(L'essentiel/nxp/ats)

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