Logement au Luxembourg – «Mobiliser les terrains» pour créer des logements

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Logement au Luxembourg«Mobiliser les terrains» pour créer des logements

LUXEMBOURG - Davantage qu’un élargissement du périmètre des terrains constructibles, c’est une mobilisation des terrains qui est souhaitée par le gouvernement.

Le gouvernement entend mobiliser les terrains constructibles.

Le gouvernement entend mobiliser les terrains constructibles.

Editpress

La crise du logement s’est une nouvelle fois invitée à la Chambre des députés jeudi, à l’initiative de Nathalie Oberweis (déi Lénk). «Sans une réforme fiscale ambitieuse, la crise du logement ne sera pas résolue», a notamment déclaré l’élue, qui voulait «aborder le sujet de la détention et de la rétention de terrains, alors que le logement est la plus grave crise que connaît le Luxembourg». Selon Nathalie Oberweis, «il est souvent dit que les problèmes de logement sont de la responsabilité des promoteurs, mais ni l’État, ni les communes n’assument pleinement leur rôle».

En réponse, Henri Kox (Déi Gréng) a souligné que le Luxembourg «disposait d’un potentiel pour construire des logements», y compris à l’intérieur des PAG déjà votés. «Nous n’avons pas forcément besoin d’un élargissement du périmètre des zones constructibles, mais d’une mobilisation des terrains existants», a lancé le ministre du Logement à la tribune. Il a expliqué que le gouvernement et les communes «sont conscients du défi», avant de rappeler les projets en cours «à Elmen, à Mamer ou encore à Dudelange».

Plusieurs orateurs, comme Marc Lies (CSV) et Semiray Ahmedova (Déi Gréng), ont évoqué «les lenteurs administratives» en amont de la construction de logements, tandis qu’Yves Cruchten (LSAP) a souligné «la trop grande concentration» des terrains entre quelques mains privées. Henri Kox a insisté sur la réforme de l’impôt foncier, «présentée d’ici le prochain discours sur l’état de la Nation», donc à l’automne. «C’est un outil, mais il y en a d’autres, comme la taxation des immeubles vides, que le gouvernement n’utilise même pas», déplore Nathalie Oberweis.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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