France/Grand Est – Moët Hennessy inaugure un centre de recherche
Publié

France/Grand EstMoët Hennessy inaugure un centre de recherche

OIRY - Moët Hennessy a investi 30 millions d'euros, dans un centre de recherche inauguré lundi, destiné «à assurer l'adaptation» des vins au réchauffement climatique.

Le centre de recherches Robert-Jean de Vogüé - du nom de celui qui fut à la tête de Moët et Chandon puis de Moët Hennessy de 1930 à 1972 - abrite quatre pôles de recherches.

Le centre de recherches Robert-Jean de Vogüé - du nom de celui qui fut à la tête de Moët et Chandon puis de Moët Hennessy de 1930 à 1972 - abrite quatre pôles de recherches.

AFP/Illustration

Moët Hennessy a investi 30 millions d'euros dans un centre de recherche inauguré lundi en Champagne et destiné «à assurer l'adaptation» des vins du groupe (vin, champagne, cognac) au réchauffement climatique. Moët Hennessy (le M et le H de LVMH) a investi 20 millions d'euros dans le bâtiment conçu par l'architecte Giovanni Pace et 10 millions dans le matériel de recherche. Vaste bâtisse d'un style épuré, de béton et de verre, au milieu des vignes, le centre de recherches Robert-Jean de Vogüé -du nom de celui qui fut à la tête de Moët et Chandon puis de Moët Hennessy, de 1930 à 1972 - abrite quatre pôles de recherches.

Sur 4 000 m², on y analyse les micro organismes pour protéger le vignoble, les végétaux pour les préparer au réchauffement climatique, les procédés de production pour réduire l'impact environnemental ou encore la taille des bulles de champagne pour adapter les verres. «On ne va rien faire ici qui soit franchement nouveau mais on va accélérer», explique Philippe Schaus, PDG de Moët Hennessy.

«Assurer la transmission de terres saines»

«L'objectif est d'assurer l'adaptation, le développement, l'accélération de tout ce qu'on fait au niveau du vin dans un contexte de focalisation de plus en plus importante sur le développement durable et dans un contexte de réchauffement climatique», précise-t-il. Ouvert à l'ensemble des 25 marques de Moët Hennessy (Veuve Cliquot, Cheval Blanc, Ruinart...) le centre de recherche entend également développer des partenariats avec l'INRAE, le CNRS ou encore l'institut français de la vigne et du vin de Bordeaux.

Si Moët Hennessy a mis fin depuis 2020, à l'utilisation des herbicides dans les vignobles de champagne, sa démarche environnementale ne va pas jusqu'au «tout bio». «Nous ne voulons pas être prisonniers de labels, nous voulons surtout assurer la transmission de terres saines aux générations futures», explique Philippe Schaus.

(L'essentiel/afp)

Ton opinion