Jessica Chastain – «Mon but est d'être mille personnes différentes»
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Jessica Chastain«Mon but est d'être mille personnes différentes»

L’actrice s’est lancée dans la production pour trouver des rôles différents de ceux qu’on lui proposait.

Dans «355», au cinéma depuis le 5 janvier 2022, Jessica Chastain, 44 ans et qui a reçu un prix d’excellence pour sa carrière au Festival du film de Toronto, joue une espionne qui doit faire équipe avec quatre consœurs issues de différents pays. L’actrice est également la productrice du film.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de jouer dans «355» et de produire ce long métrage?

Jessica Chastain: Pouvoir vivre de mon job d’actrice, c’est comme avoir gagné au loto! Investir de mon temps dans la production me permet en plus de travailler avec des gens que j’apprécie et d’être impliquée dans toutes les décisions. Dans le cas de «355», je voulais montrer qu’un film d’espionnage et d’action peut avoir des femmes dans les rôles principaux tout en étant aussi captivant qu’avec des hommes.

Vous êtes l’une des rares stars à Hollywood qui peut passer d’un blockbuster à un film intimiste.

C’est pour cela que je me suis aussi lancée dans la production, pour rechercher des projets totalement différents. Je veux jouer toutes les femmes. Mon but est d’être mille personnes différentes pour casser l’image que l’on peut attendre d’une actrice au cinéma. Je revendique le droit d’être aussi complexe, surprenante et imprévisible qu’une fille peut l’être.

Où trouvez-vous la force d’enchaîner les tournages?

Si un projet me fascine, je ne compte plus mes heures de travail. Durant le tournage de «355», je passais mes journées à Londres avec Penélope Cruz, Diane Kruger ou Lupita Nyong’o, mais j’étais sur Skype tous les soirs à 22 h avec un coach pour le rôle de Tammy Faye (ndlr: personnage pour lequel elle dit avoir sacrifié sa peau). Ensuite, j’ai rejoint Ralph Fiennes au Maroc pour tourner «The Forgiven» avec Saïd Taghmaoui. J’ai la chance d’avoir une bonne mémoire qui me permet d’apprendre rapidement les dialogues, mais aussi de savoir compartimenter les choses dans ma tête. Je ne vis pas 24 heures sur 24 avec un personnage.

Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour la vie privée.

Ne vous inquiétez pas pour moi (rire). J’ai la chance d’avoir un mari compréhensif qui me soutient toujours à 100%.

(L'essentiel/Henry Arnaud, Los Angeles)

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