Interview – «Mon évolution artistique a suivi celle du rap»

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Interview«Mon évolution artistique a suivi celle du rap»

ESCH-SUR-ALZETTE - Le rappeur luxembourgeois Godié est devenu Castelló. Il présente son nouvel album «Dernière Fantaisie», vendredi, à la KuFa.

«L’essentiel»: Tu as fait ton grand retour l’an dernier. Heureux de l’accueil reçu?

Castelló: C’est plus un grand changement qu’un grand retour. Car j’ai sorti au total une dizaine d’albums en quinze ans. Mais l’accueil a été meilleur que je ne l’attendais.

L’album a dépassé les 100 000 streams sur Spotify.

Oui, nous voulions faire plus que d’habitude. Et l’objectif était de faire aimer ma musique au plus de gens possible.

«Dernière Fantaisie» est sorti sous ton vrai nom, Castelló. Pourquoi ce choix?

Avant, j’étais plus un rappeur poète. Maintenant, je mise sur le show, j’ai envie que mes chansons passent en radio. Quand j’ai écrit les nouveaux morceaux, je me suis rapidement dit que ce n’était plus du Godié. Inconsciemment, mon évolution artistique a suivi celle du rap. J’ai choisi de rapper sous mon nom, et de mettre sur la pochette une photo de moi, enfant, prise par mon père. Tout ça s’est fait naturellement.

Qu’est-ce qui t’a inspiré?

Dans mes goûts, je suis très pop, rock, électro depuis toujours, ça va de Red Hot Chili Peppers à Daft Punk. Et aussi beaucoup de musique sud-américaine. Le rap change, il est devenu plus populaire. Il faut toujours évoluer. D’ailleurs, je compte chanter davantage en espagnol.

Avec quels beatmakers as-tu collaboré?

Principalement Magestick Records, qui ont produit tous les morceaux, sauf deux qui sont de Cehashi et un de Goomar.

En octobre dernier, tu as ouvert pour Orelsan. Quelle sensation cela fait?

C’était le concert que je fais devant le plus de gens de toute ma vie (NDLR: 6 000 personnes). C’était dur car cette fois je chantais. Mais c’était un moment fou! Et on connaissait déjà Orelsan, qu’on avait croisé à ses débuts.

Ce vendredi, tu vas présenter un concert audiovisuel. Peux-tu nous en parler?

Je me suis inspiré d’un festival au Portugal, où j’avais assisté à un ciné-concert. Et je ne voulais pas faire les choses comme d’habitude. Mais du coup, les places sont limitées…

(Recueuilli par Cédric Botzung)

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