Un frontalier sur M6 – «Mon patron a été sympa de me laisser partir à Pékin Express»

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Un frontalier sur M6«Mon patron a été sympa de me laisser partir à Pékin Express»

MALMEDY/LUXEMBOURG – Nicolas, maçon au Luxembourg, se battra jeudi soir pour une place en finale de Pékin Express. En binôme avec son frère Lucas, le frontalier belge domine l’aventure.

par
Thomas Holzer
Nicolas (à droite) et son frère Lucas participent à Pékin Express.

Nicolas (à droite) et son frère Lucas participent à Pékin Express.

« L’essentiel » : Vous êtes en demi-finale de la 15ème saison de Pékin Express avec votre frère Lucas. Est-ce que vous pensiez arriver jusqu’à ce stade de l’aventure ?

Nicolas : Quand on s’est inscrits, évidemment que non. Mais à partir du moment où on a démarré, on s’est donné les moyens d’aller le plus loin possible et de tout donner afin de ne rien regretter. Maintenant, c’est clair que faire le parcours qu’on réalise, c’est tout simplement exceptionnel et on ne s’y attendait pas.

Est-ce que l’aventure est fidèle à ce que vous attendiez ?

L’aventure est très compliquée que ce soit physiquement ou mentalement. L’éloignement des proches, c’est très dur.

Vous survolez la compétition en enchaînant les victoires. Qu’est-ce qui fait la force de votre binôme ?

Notre grande force, c’est d’être complémentaires. On se tire vers le haut. Notre force mentale nous a beaucoup aidés. Nous sommes aussi très complets : on est forts physiquement, on est stratèges quand il faut l’être, on n’est pas cons... On a une palette qui fait qu’on ne se débrouille pas trop mal.

Vous êtes satisfait de l’image que vous renvoyez à l’écran ?

On est partis en décidant de rester nous-mêmes. Quand on doit sortir une connerie, on la sort. C’est exactement comme on est dans la vie de tous les jours. Les bêtises que je dis à la télé, je les dis aussi à la maison (rire). Tous nos proches nous reconnaissent dans l’aventure.

Vous travaillez au Luxembourg ?

Je travaille dans une société de construction à Weiswampach. Mon patron a été super sympa de me laisser partir faire l’aventure à condition que je revienne après l’émission (rire). Mes collègues me charrient sur l’aventure, ça les fait bien rire. Ils me reconnaissent aussi à l’écran

Est-ce qu’on vous reconnaît en rue ?

Oui, ça commence. Mais je n’ai pas fait cette aventure pour la notoriété. On m’arrête dans tous les rayons quand je vais faire mes courses. Du coup, ça prend plus temps (rire). Je sais que c’est éphémère. Je n’ai pas fait ça pour être reconnu, juste pour le jeu et vivre une expérience unique.

Pour cette demi-finale, deux binômes sont face à vous. À ce stade de la compétition de quoi vous méfiez-vous ?

Tarik et Ahmed, on les a surnommés les serpents parce qu'ils n’ont rien jamais gagné mais ils sont en demi-finale, donc il faut se méfier. Ce sont des amis, on a beaucoup partagé avec eux. On espère se retrouver en finale contre eux. Fanny et Jérémy, on les respecte beaucoup. Il y a eu quelques animosités, rien de bien méchant. Mais on ne leur laissera pas la place si facilement.

Qu’est-ce qui vous plait le plus depuis le début de l’aventure ?

C’est l’aventure en elle-même. On rencontre des personnes fantastiques. Je ne suis pas sûr qu’en Europe, on ouvrirait sa porte et on accepterait des inconnus chez soi en leur offrant le gite et couvert. La course en elle-même, les épreuves… En fait, toute l’aventure est extraordinaire.

Et à l’inverse, quel est le moins bon côté de l’aventure ?

C’est l’éloignement de sa famille. C’est très très compliqué à gérer. On a droit à 3 minutes d’appel téléphonique par semaine. C’est très dur.

Si on vous propose de repartir ?

J’ai réalisé un rêve en participant à l’aventure Pékin Express. Mais j’ai eu trop de difficultés avec l’éloignement de ma famille. Pour ma part, je ne pense pas que je repartirais si on me le proposait.

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