Mondercange, la pépinière du football luxembourgeois
Publié

Mondercange, la pépinière du football luxembourgeois

Avant l'Euro U17 lundi, «L'essentiel» s'intéresse à la formation des jeunes footballeurs luxembourgeois. Premier volet sur le fonctionnement du centre de formation national, à Mondercange (1/3).

par
Nicolas Grellier

Une équipe nationale ambitieuse dans la Ligue C de la Ligue des nations, des joueurs évoluant au meilleur niveau européen et des U17 qualifiés pour l’Euro qui débute lundi, en Israël. Si le football luxembourgeois est actuellement en pleine progression, il le doit en partie à son centre de formation national, à Mondercange.

Lancée en 2009 dans sa version actuelle, la structure forme les meilleurs footballeurs du Grand-Duché. «On essaie de les préparer pour intégrer un jour l’équipe A», lance Mario Mutsch, coach des U17.

Au bout de plusieurs niveaux de détection, une cinquantaine de joueurs sont chaque année retenus pour intégrer la première catégorie d’âge, les moins de 12 ans. Après les cours, les footballeurs en herbe se rendent du lundi au jeudi, à Mondercange, pour s’entraîner avant de retourner dans leur club le vendredi.

«Le meilleur entraîneur c'est le jeu»

À l’ombre de l’ «air dome», un terrain couvert pour les séances hivernales, une trentaine d’entraîneurs, des préparateurs physiques et des kinés, sont à la disposition des jeunes à qui la Fédération luxembourgeoise de football (FLF) consacre plus d’un quart de ses huit millions de budget. «On essaie d’avoir un nombre réduit de joueurs par entraîneur, afin qu’il y ait beaucoup d’actions, souligne Manuel Cardoni, le directeur technique national. Pour moi le meilleur entraîneur c’est le jeu.»

Vincent Lescaut

À partir de 16 ans, les joueurs sont incités à rejoindre un club professionnel, afin de poursuivre leur apprentissage. En vertu d’un règlement de la FIFA, un enfant de moins de 16 ans n’est pas autorisé à intégrer le centre de formation d’une équipe située à plus de 100 km de chez lui. Seule l’académie de Metz est donc accessible aux Luxembourgeois avant cet âge. «Il ne faut pas aller plus bas car le développement des enfants dans leur cadre familial, avec l’école et les amis, est important», note Manuel Cardoni.

«Dans les centres de formation, l’entraîneur est parfois mis sous pression par les résultats», enchérit Mario Mutsch, passé par Metz, dans sa carrière de joueur. Ici nous pouvons vraiment travailler le développement des joueurs pour l’équipe A ». La Fédération estime toutefois qu’à partir de 16 ans, la progression de ses meilleurs talents passe par l’étranger, où ils retrouvent un niveau de compétition plus élevé, le week-end. Et chaque année, de plus en plus de Luxembourgeois posent leurs valises en Allemagne…

Ton opinion

1 commentaire