Capitale européenne de la culture – Mons, la Wallonne, attend 2015 avec impatience
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Capitale européenne de la cultureMons, la Wallonne, attend 2015 avec impatience

Ancienne cité minière belge, Mons sera capitale culturelle de l’Europe en 2015.

Comme beaucoup de villes belges, Mons a sa Grand-Place.

Comme beaucoup de villes belges, Mons a sa Grand-Place.

afp

Après les villes mondialement connues de Bruges, Liverpool ou Istanbul, c’est Mons, une modeste cité belge au douloureux passé minier et au rayonnement culturel limité, qui aura l’honneur de porter, en 2015, le titre de Capitale européenne de la culture.

«Si ça peut faire découvrir aux gens que Mons existe et qu’il y a autre chose que des mines fermées ici, c’est tout bon», remarque un client de «La Paille d’or», un bistrot du centre-ville. Le choix de Mons, cité d’à peine un peu plus de 90 000 habitants, située à mi-chemin entre Bruxelles et Lille, peut étonner. Mais c’était à la Belgique de désigner, ainsi qu’à la République tchèque, une capitale culturelle en 2015.

Mons avait pour atout essentiel d’avoir pour bourgmestre le président du Parti socialiste, Elio Di Rupo, l’homme politique le plus influent de Wallonie. Comme toute la province du Hainaut, Mons a été frappée par l’arrêt des activités de charbonnage et de la sidérurgie dans les années 60 et 70. L’installation en banlieue de Microsoft et de Google et de PME spécialisées dans l’imagerie numérique ne compense pas les pertes d’emplois et le taux de chômage culmine toujours à 21 % de la population active.

Pour 2015, l’idée est d’intégrer culture et nouvelles technologies, explique Yves Vasseur, le concepteur de l’événement.

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