Russie-Ukraine – Moscou annonce le début du retrait de ses troupes
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Russie-UkraineMoscou annonce le début du retrait de ses troupes

Le Kremlin a annoncé jeudi, que ses exercices militaires près de la frontière ukrainienne étaient terminés. Les troupes doivent se retirer dès vendredi.

Les tensions entre l’Ukraine et la Russie se sont renforcées ces dernières semaines, donnant lieu à des démonstrations de force à la frontière entre les deux pays (ici du côté ukrainien le 18 avril).

Les tensions entre l’Ukraine et la Russie se sont renforcées ces dernières semaines, donnant lieu à des démonstrations de force à la frontière entre les deux pays (ici du côté ukrainien le 18 avril).

AFP

La Russie a annoncé jeudi qu’elle lancerait vendredi le retrait de ses troupes massées près de l’Ukraine et en Crimée annexée, jugeant ses exercices terminés, une présence militaire massive qui inquiétait l’Occident et Kiev. «Les troupes ont démontré leur capacité à assurer une défense fiable du pays. J’ai donc décidé d’achever les activités d’inspection dans les districts militaires du sud et de l’ouest», frontaliers de l’Ukraine, a déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Estimant les objectifs de ces manœuvres géantes «pleinement atteints», M. Choïgou a ordonné le «retour des troupes vers leurs points de déploiement permanents» à partir de vendredi. Les soldats déployés en Crimée en partiront, eux, d’ici au 1er mai, a-t-il ajouté. M. Choïgou était arrivé quelques heures plus tôt en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014, pour assister aux exercices militaires, en plein pic de tensions avec Kiev et les Occidentaux dans la région.

«Provocations»

Selon le ministère de la Défense, ces manœuvres ont impliqué 10 000 militaires, l’aviation, une quarantaine de navires de guerre, la défense antiaérienne et des troupes aéroportées. La Russie avait multiplié ces derniers jours les exercices en mer Noire et en Crimée, après avoir déployé ces trois dernières semaines des dizaines de milliers de troupes aux frontières de l’Ukraine, avec laquelle elle est à couteaux tirés depuis 2014.

Kiev, qui combat dans l’est des séparatistes pro-russes, avait dit craindre une invasion destinée à la «détruire». Moscou avait pour sa part assuré «ne menacer personne», tout en dénonçant les «provocations» de Kiev et les activités «menaçantes» de l’OTAN à ses frontières.

(L'essentiel/AFP)

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