Justice en Egypte – Moubarak définitivement lavé des accusations
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Justice en EgypteMoubarak définitivement lavé des accusations

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a assuré que le pays n'allait pas «revenir en arrière» après l'abandon de l'accusation contre Hosni Moubarak pour complicité de meurtre.

Moubarak, 86 ans, était jugé pour son rôle dans la répression des manifestations de 2011, au cours desquelles 846 personnes ont été tuées.

Moubarak, 86 ans, était jugé pour son rôle dans la répression des manifestations de 2011, au cours desquelles 846 personnes ont été tuées.

AFP

L'ancien chef de l'État Hosni Moubarak a été blanchi des soupçons de complicité de meurtre qui pesaient sur lui. «La nouvelle Egypte, qui est le résultat des deux révolutions de 2011 et de 2013, se dirige vers l'établissement d'un État démocratique et moderne, fondé sur la justice, la liberté, l'égalité et la lutte contre la corruption», a affirmé le président al-Sissi dimanche soir.

Cette nouvelle Egypte, a assuré le président, «regarde vers l'avenir et ne peut jamais revenir en arrière.» M. Sissi s'exprimait au lendemain de la décision de justice sur l'ancien raïs de 86 ans, qui était jugé pour son rôle dans la répression des manifestations monstres de janvier-février 2011 ayant mis fin à ses trente années au pouvoir, et au cours desquelles plus de 846 personnes ont été tuées. Le tribunal a abandonné samedi l'accusation de complicité de meurtre contre Hosni Moubarak, qui a par ailleurs été acquitté d'accusations de corruption.

Régime trop autoritaire

Le président a également ordonné au gouvernement de revoir les compensations allouées aux «familles des martyrs et des blessés de la révolution» de 2011. Il a demandé à un comité législatif d'étudier des réformes du code pénal proposées par le tribunal de M. Moubarak, qui a notamment dit avoir abandonné les charges contre l'ex-président en raison d'obscurs points de procédures. Après l'annonce de la décision, un millier de manifestants s'étaient rassemblés près de la place Tahrir au Caire, épicentre de la révolte de 2011, pour la dénoncer.

Militants et défenseurs des droits de l'Homme accusent régulièrement M. Sissi, architecte de la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, d'avoir instauré un régime encore plus autoritaire que celui de M. Moubarak. Depuis l'éviction de M. Morsi, au moins 1 400 de ses partisans ont été tués, pour la plupart des manifestants. Plus de 15 000 personnes ont également été emprisonnées, tandis que des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes.

(L'essentiel/AFP)

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