Affaire Gregory – Murielle Bolle doit rester en prison selon le parquet

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Affaire GregoryMurielle Bolle doit rester en prison selon le parquet

Le parquet général s'oppose à la demande de remise en liberté de Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory aujourd'hui écroué.

Key witness' French lawyers Jean-Paul Teissonniere (2ndR) and Christophe Ballorin (3rdr) address the media outside the courthouse of Dijon on July 28, 2017. 
Murielle Bolle, a key witness in the Gregory case, was to be confronted on July 28, 2017 with her cousin whose revelations were decisive in her recent incarceration, restarting the investigation into the murder of the four-year-old Gregory Villemin in 1984, 32 years after the events. Investigators involved in the case today want in particular to find out why Bolle went back on her original accusations, and last month she herself was placed under investigation in the case. / AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Key witness' French lawyers Jean-Paul Teissonniere (2ndR) and Christophe Ballorin (3rdr) address the media outside the courthouse of Dijon on July 28, 2017.
Murielle Bolle, a key witness in the Gregory case, was to be confronted on July 28, 2017 with her cousin whose revelations were decisive in her recent incarceration, restarting the investigation into the murder of the four-year-old Gregory Villemin in 1984, 32 years after the events. Investigators involved in the case today want in particular to find out why Bolle went back on her original accusations, and last month she herself was placed under investigation in the case. / AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

AFP/Jean-philippe Ksiazek

Le parquet général s'oppose à la demande de remise en liberté de Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire Grégory aujourd'hui écroué, qui sera examinée vendredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, a-t-on appris mardi auprès du procureur général. «J'ai pris des réquisitions écrites pour m'opposer à la demande de remise en liberté, essentiellement pour les nécessités de l'enquête et l'efficacité des actes à venir», dans la mesure où Mme Bolle «a fait l'objet de pressions», a déclaré à l'AFP le procureur général Jean-Jacques Bosc.

Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire. La justice se penche notamment sur la rétractation éclair il y a plus de 32 ans de Mme Bolle, alors adolescente, après un témoignage incriminant son beau-frère Bernard Laroche pour le rapt de Grégory, 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984. Si les enquêteurs considéraient déjà comme «établi» que Murielle Bolle avait été «malmenée» par sa famille, le témoignage récent d'un de ses cousins assure que le revirement dont elle a fait preuve serait dû à un véritable «lynchage» le soir du 5 novembre 1984.

(L'essentiel/AFP)

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