Pakistan – Musharraf de retour après quatre ans d'exil

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PakistanMusharraf de retour après quatre ans d'exil

Les talibans ont beau avoir prévu un «commando de kamikazes» spécialement pour lui s'il revenait au pays, Pervez Musharraf, l'ancien président pakistanais, n'en a cure. Il est arrivé à Karachi.

L'exil de Musharraf aura duré quatre ans.

L'exil de Musharraf aura duré quatre ans.

AFP

L'avion transportant Pervez Musharraf a atterri dimanche à Karachi (sud du Pakistan), a constaté un journaliste à bord de l'appareil. L'ancien président revient au Pakistan après plus de quatre ans d'exil. L'arrivée de M. Musharraf, qui a dirigé le Pakistan antre 1999 et 2008, s'effectue sous haute tension car les rebelles islamistes talibans ont menacé samedi de le tuer s'il rentrait au pays.

Parti dans la matinée de Dubai, le vol de M. Musharraf, qui souhaite participer aux élections générales du 11 mai prochain, est arrivé à Karachi peu avant 13h00 (9h au Luxembourg). L'ex-président, vêtu pour l'occasion d'une longue chemise traditionnelle blanche, a prévu de rassembler ses partisans vers 17h00 (13h au Luxembourg) à l'aéroport de Karachi.

Réunion évoquée

Il avait dans un premier temps prévu d'organiser ce meeting sur la tombe du fondateur du Pakistan Mohammed Ali Jinnah, également à Karachi, avant de se raviser, les autorités ne lui en ayant pas donné l'autorisation en raison des menaces d'attentats suicide lancées la veille contre lui par le TTP, le principal mouvement rebelle taliban pakistanais, allié à Al-Qaïda.

Le TTP, qui dénonce l'alliance du Pakistan avec les États-Unis, initiée par M. Musharraf, est considéré comme le principal auteur de la vague sans précédent d'attentats - suicide pour la plupart - qui ont fait plus de 5700 tués dans tout le Pakistan depuis 2007.

Élections attendues

M. Musharraf avait lorsqu'il était président survécu à trois attentats. L'ancien général, qui avait ravi le pouvoir en 1999 au terme d'un putsch et avait été contraint de démissionner en 2008 après des législatives perdues par son parti, vit depuis plus de quatre ans en exil à Londres et Dubaï.

S'il se présente comme une «alternative» lors des élections du 11 mai, nombre d'observateurs estiment toutefois qu'il a perdu sa base électorale et ne semble guère en mesure de bouleverser le scrutin.

(L'essentiel Online/ats/afp)

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