Netanyahu refuse de parler d'Etat palestinien

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Netanyahu refuse de parler d'État palestinien

Le prochain Premier ministre israélien de droite s'est dit prêt à négocier la paix avec les Palestiniens mais n'a pas parlé d'État palestinien indépendant.

Netanyahu présentait son cabinet à la Knesset. (AFP)

Netanyahu présentait son cabinet à la Knesset. (AFP)

L'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas a estimé que les déclarations de M. Netanyahu n'étaient «pas encourageantes» du fait qu'il a omis de parler d'un État palestinien. «Je le dis aux dirigeants de l'Autorité palestinienne : si vous voulez vraiment la paix, il est possible d'arriver à la paix. Le gouvernement sous ma direction agira pour arriver à la paix sur trois volets : économique, sécuritaire et politique», a déclaré M. Netanyahu.

«Nous mènerons des négociations de paix permanentes avec l'Autorité palestinienne en vue de parvenir à un accord final et nous ne voulons pas gouverner un autre peuple. Nous ne voulons pas contrôler le destin des Palestiniens», a-t-il ajouté. Il a affirmé que dans le cadre d'un «accord définitif», les Palestiniens disposeraient de «tous les droits pour se gouverner eux-mêmes, sauf ceux susceptibles de constituer un danger pour la sécurité et l'existence de l'État d'Israël».

Lutter contre le terrorisme

Mais il s'est gardé de parler d'un État palestinien indépendant. M. Netanyahu a lu le programme de son gouvernement qui ne fait aucune mention d'un État palestinien et se borne à dire qu'il «s'engage à faire avancer le processus de paix avec nos voisins». Il a toutefois posé comme condition que les Palestiniens eux-mêmes luttent contre le terrorisme. «Pour qu'il y ait une paix, il faut que le partenaire palestinien lutte lui aussi contre le terrorisme. Il doit éduquer ses enfants à la paix et préparer son peuple à la reconnaissance d'Israël comme foyer du peuple juif».

«Ces déclarations constituent un début qui n'est pas encourageant de la part de ce gouvernement», a déclaré le porte-parole du président palestinien, Nabil Abou Roudeina. «L'administration américaine doit faire pression sur le gouvernement de Netanyahu pour qu'il s'en tienne aux fondements du processus de paix, à savoir la paix contre la terre. Cela signifie la restitution de tous les territoires palestiniens occupés en 1967 y compris Jérusalem-est», a-t-il ajouté.

lessentiel.lu avec AFP

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