Ronisia – «Ni concurrence, ni clash» avec Wejdene
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Ronisia«Ni concurrence, ni clash» avec Wejdene

Après de multiples singles à succès, la chanteuse de néo-R’n’B mâtiné d’afro, Ronisia, a sorti son très attendu premier album, «Ronisia».

Ronisia sera sur scène à l’Alhambra de Genève le 13 mai 2022. Ce sera son deuxième concert en Suisse, après celui du 15 décembre 2021 en première partie de Dadju à l’Arena.

Ronisia sera sur scène à l’Alhambra de Genève le 13 mai 2022. Ce sera son deuxième concert en Suisse, après celui du 15 décembre 2021 en première partie de Dadju à l’Arena.

Koria

Dans le paysage de la musique urbaine en France, Ronisia est incontournable depuis deux ans. Le nombre de streams des singles «Doucement», «Désolée» et «Atterrissage», ainsi que ses collaborations «Jolie Madame», «Comme moi» ou encore «Abana», se compte en plusieurs dizaines de millions. C’est peu dire que le premier album de la chanteuse d’origine capverdienne de 21 ans, «Ronisia», sorti le 28 janvier 2022, était attendu.

Combien de temps avez-vous mis pour enregistrer votre galette?

Je l’ai commencée en janvier 2021 et l’ai terminée en octobre. J’ai encore bien les morceaux en tête. Ce qui ne m’a pas empêchée de les écouter en boucle ces derniers jours, pour me rassurer, me calmer. Je pensais que la sortie de ce premier disque allait m’angoisser. Finalement, elle m’a surtout stressée.

Pour son titre, vous n’avez pas cherché très loin…

Au début, je voulais un nom qui fasse joli. Je n’ai rien trouvé. Puis, après, ça a été une évidence. Je n’arrêtais pas de dire autour de moi que l’album me ressemblait, que les gens pourraient me découvrir grâce à lui. Il devait donc s’appeler «Ronisia», tout simplement.

De quelle manière travaillez-vous?

Je n’ai aucune règle. Tout dépend de mon inspiration et de la personne avec qui je travaille. Je peux écrire mes textes en fonction d’une production qui me parle, mais je peux également arriver au studio avec un texte et une mélodie et ensuite travailler le son avec le beatmaker.

Votre principale source d’inspiration?

Je n’en ai pas de précise, tout dépend de mon humeur. Dans certaines chansons, j’ai parlé de moi, dans d’autres de mes copines ou de choses vues sur les réseaux sociaux. Le fil conducteur, c’est que, dans les thèmes que j’aborde, tout le monde peut s’y retrouver un petit peu, que l’on soit fille ou garçon.

Avec combien de beatmakers avez-vous travaillé?

Beaucoup! Je pense que j’en oublierai si je les énumère. Pour certains, je les connaissais. On avait déjà bossé ensemble et j’ai voulu les reprendre parce qu’on avait eu une bonne connexion musicale. Il y en a d’autres qui m’ont été proposés par ma maison de disques. Elle ne m’a jamais rien imposé. Elle me suggérait d’aller écouter ce qu’ils faisaient et j’étais libre d’accepter ou de refuser.

Sur les seize titres de l’album, il n’y a que trois collaborations, avec Ninho, Tiakola et Eva. C’est peu?

Je n’en voulais pas plus. C’est mon album et je désirais garder de la place pour m’exprimer.

Comment est né «Suis-moi», enregistré avec Ninho?

On s’est rencontrés en marge d’un concert et on a échangé. Chacun aime bien ce que fait l’autre et nos producteurs se connaissaient. Cela nous a amenés en studio. Au début, l’artiste en développement que je suis a eu un peu peur de collaborer avec ce grand artiste qui est dans le milieu depuis longtemps. Les barrières sont vite tombées. Cela s’est super bien passé, ça a été rapide, fluide et on a beaucoup rigolé. Personne n’a pris les devants. On a vraiment été dans l’échange.

Sur «Nha Terra», vous ne chantez pas en français. Pourquoi cette exception?

C’est du créole portugais. J’évoque le Cap-Vert, mon pays d’origine. Cela faisait longtemps que je n’y étais pas allée. Le soleil et la plage me manquaient, j’avais envie de m’évader en chanson.

Sur les réseaux sociaux, on vous met en concurrence avec Wejdene. Vous en pensez quoi?

Il n’y a pas de concurrence. On a chacune notre univers qu’on pourrait même, pourquoi pas, partager un jour. Ce sont les gens qui ont besoin de nous comparer. À nous d’être intelligentes pour ne pas entrer dans leur jeu. Si on commence à penser à des clashes, on n’arrivera plus à se concentrer sur ce que l’on sait faire, de la musique. Toutes les deux, on fait ce que l’on kiffe et je trouve cool que de jeunes filles comme nous aient du succès.

(L'essentiel/Julien Delafontaine)

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