Première gaffe – Nick Clegg met à mal la coalition britannique

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Première gaffeNick Clegg met à mal la coalition britannique

S'exprimant pour la première fois au nom du gouvernement en l'absence de David Cameron, le vice-premier ministre a qualifié la guerre en Irak, soutenue par les conservateurs, d'«illégale».

Le vice-premier ministre britannique, Nick Clegg, a qualifié la guerre de Irak d'Illégale. (AFP)

Le vice-premier ministre britannique, Nick Clegg, a qualifié la guerre de Irak d'Illégale. (AFP)

Un porte-parole de Downing Street a rapidement corrigé le propos en expliquant que M. Clegg exprimait en la circonstance "un point de vue personnel", connu de longue date. David Cameron, le chef du gouvernement de coalition LibDem/conservateur, qui poursuivait mercredi une visite officielle à Washington, a quant à lui toujours soutenu l'engagement militaire de la Grande-Bretagne en Irak, aux côtés des Américains, a rappelé le porte-parole.

"Le gouvernement de coalition n'a pas exprimé son point de vue sur la légalité -ou pas- du conflit irakien", lequel fait l'objet d'une commission officielle d'enquête dont les conclusions ne sont pas attendues avant la fin de l'année, a également fait valoir le porte-parole. "Cela ne signifie pas pour autant que des membres du gouvernement ne sont pas habilités à exprimer leur point de vue personnel", a-t-il indiqué. En réponse aux questions insistantes des journalistes, le porte-parole a ajouté que M. Cameron conservait toute sa confiance au numéro 2 du gouvernement.

Une déclaration controversée

M. Clegg s'exprimait pour la première fois en lieu et place de M. Cameron à l'occasion des questions au Premier ministre devant la chambre des Communes. Il a prononcé sa déclaration controversée au cours d'un échange musclé avec Jack Straw, l'ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement travailliste de Tony Blair, au pouvoir au moment du déclenchement du conflit en 2003.

"Peut-être qu'un jour vous rendrez des comptes pour votre rôle dans la plus désastreuse de toutes les décisions (du gouvernement Labour NDLR), c'est-à-dire l'invasion illégale de l'Irak", s'est emporté le vice-Premier ministre. La guerre d'Irak figure, avec la réforme du mode de scrutin, au nombre des sujets qui divisent libéraux démocrates et conservateurs, rassemblés depuis le mois de mai au sein d'une coalition sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale au Royaume-Uni.

lessentiel.lu avec AFP

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