Acceptation de soi – «Nos cheveux ne nous définissent pas»
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Acceptation de soi«Nos cheveux ne nous définissent pas»

Amber Jean Roward a perdu ses cheveux à l'âge de 15 ans. Après des années de doute, elle a appris à s’accepter et encourage les personnes concernées à en faire autant.

Amber, 29 ans, assume aujourd’hui sa calvitie et veut donner du courage aux autres personnes qui perdent leurs cheveux.

Amber, 29 ans, assume aujourd’hui sa calvitie et veut donner du courage aux autres personnes qui perdent leurs cheveux.

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Petite fille, Amber n’a qu’un seul rêve: devenir mannequin. À 15 ans, lorsqu’elle montre les mèches qu’elle vient de faire chez le coiffeur à une amie, celle-ci lui fait remarquer une zone chauve sur son crâne. «À partir de là, j’ai commencé à perdre des touffes de cheveux et en l’espace d’un an, j’étais chauve», explique Amber, née à Dublin, au Sunday Times. Diagnostique du médecin: la jeune fille souffre d’alopécie.

L’alopécie, c’est quoi?

Pour la jeune fille, c’est le début d’années de honte et de dissimulation: «Je voulais juste être une adolescente normale, sortir avec des garçons et m’amuser», explique Amber. Elle s’achète des perruques mal ajustées qui la démangent et espère que personne ne découvrira son secret. Seuls sa famille et ses amis les plus proches sont au courant. Amber raconte: «Les perruques sont devenues mon bouclier. Sauf qu’il n’y en avait aucune qui était naturelle au toucher et qui ne ressemblaient pas à celles du carnaval».

Un mannequin avec perruque

À 18 ans, l’Irlandaise est repérée par un recruteur de mannequins. La jeune femme n’en revient pas, son rêve va enfin se réaliser. Elle déménage à Londres et décroche ses premiers contrats, avec une perruque et des faux cils.

Quelques mois plus tard, ses sourcils tombent. Son agent, qui est au courant de sa maladie et l’a soutenue jusque-là, lui conseille alors de se retirer du milieu du mannequinat pour se protéger.

Amber profite de cette pause pour partir en retraite de yoga en Inde. «Je me suis juré de profiter de cette parenthèse pour faire la paix avec mon crâne chauve», révèle Amber, sur les réseaux sociaux. Sa perruque, elle la laisse à la maison. «C’était si libérateur de sentir l’eau sur mon cuir chevelu lorsque je nageais», raconte-t-elle. Après ces quelques semaines de pause, la jeune femme découvre une toute nouvelle confiance en elle et souhaite partager ce sentiment. De retour en Irlande, elle crée une plateforme appelée Hair Free, sur laquelle elle encourage les personnes touchées par l’alopécie.

Elle lance aussi sa propre ligne de perruques. Aujourd’hui, la jeune femme, très sollicitée, est mannequin et actrice. Elle propose également différents tutos, comme, par exemple, une technique pour maquiller les sourcils.

«Je suis heureuse et reconnaissante de mes expériences. Aujourd’hui, je m’aime, avec ou sans perruque, car nos cheveux ne nous définissent pas», souligne Amber. Elle aurait juste aimé trouver plus d’informations et d’inspiration sur le sujet lorsqu’elle était adolescente.

(L'essentiel/Geraldine Bidermann)

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