Au Luxembourg – «Notre futur passe aussi par nos vêtements»
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Au Luxembourg«Notre futur passe aussi par nos vêtements»

LUXEMBOURG - Fairtrade Lëtzebuerg lance son laboratoire où de jeunes créateurs locaux concoctent des vêtements équitables et durables.

«Il est important que les gens qui produisent nos vêtements puissent vivre de leur travail», souligne la graphiste Mia Kinsch.

«Il est important que les gens qui produisent nos vêtements puissent vivre de leur travail», souligne la graphiste Mia Kinsch.

Ils sont garantis sans greenwashing et conçus par de jeunes créateurs locaux. Ce sont les éditions limitées de vêtements et accessoires concoctés dans le nouveau FairFashion Lab, lancé par l'ONG Faitrade Lëtzebuerg dans le cadre de la campagne nationale «Rethink your clothes» de la Direction de la coopération au développement et de l'action humanitaire du ministère des Affaires étrangères.

Le premier produit sorti de ce laboratoire éthique et durable est une casquette brodée d'une planète Terre créée par le jeune Antoine Lesch, 21 ans, à travers sa marque Soin. «Mieux prendre soin de l'environnement, c'est important pour notre futur, le mien, celui de mon petit frère, avance le jeune homme. D'où le jeu de mots sur la casquette: "Prenez soin" de nous, de la Terre. En deux mois de travail avec Fairtrade Lëtzebuerg, j'ai beaucoup appris et ça me permettra d'améliorer ma propre marque», ajoute-t-il. Pour ce projet, il a collaboré avec le sérigraphe Wenzenberg et le magasin bien connu des amateurs de streetwear, Stitch.

Un nouveau produit dévoilé chaque mois

«Les produits seront disponibles en précommande sur le site fairfashion.rethink.lu et il faudra venir les retirer dans un des magasins partenaires, explique Jean-Louis Zeien, président de Fairtrade Lëtzebuerg. De cette manière, nous évitons le gaspillage». Chaque mois à partir de ce jeudi, un nouveau produit sera dévoilé. Outre Antoine Lesch, les premiers artistes qui se jetteront à l'eau sont Lynn Cosyn, Cathy Thill, Mia Kinsch, Alain Welter et Irina Moons. «Il est important que les gens qui produisent nos vêtements puissent vivre de leur travail et le faire dans de bonnes conditions», souligne la graphiste Mia Kinsch, qui créera un design pour des tee-shirts.

«Le but en étant labellisé commerce équitable, c'est de garantir le respect des droits humains. Car on sait pertinemment qu'il y a encore trop d'exploitation dans les chaînes d'approvisionnement textile, que ce soit dans les champs de coton, où les paysans dépendants des OGM se retrouvent surendettés, ou au niveau de la confection, dans les fabriques. Et pour cela, il fallait créer une offre au Luxembourg», conclut Jean-Louis Zeien.

(L'essentiel)

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