Aide – «Nous appeler, c'est aussi aider les autres victimes»

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Aide«Nous appeler, c'est aussi aider les autres victimes»

LUXEMBOURG - Pour protéger un enfant
victime de sévices,
le mieux est encore d'appeler la police.

«Je vois plus de dossiers d'abus sexuels que de dossiers pour maltraitance. Il y en a en continuité». Simone Flammang est premier substitut au parquet de Luxembourg et s'occupe de la protection de la jeunesse.

Son quotidien, ce sont les enfants maltraités ou victimes d'abus sexuels, que ce soient des viols ou des attouchements. «Plus d'affaires sont mises au jour aujourd'hui, mais elles ne représentent toujours que la partie émergée de l'iceberg», estime la magistrate. Qui conseille aux victimes de tout simplement prévenir la police. Même un enfant peut légitimement le faire.

«En faisant ça, elles se protègent mais elles protègent aussi d'autres victimes éventuelles du même auteur». Faire appel aux associations d'aide à l'enfance permet aussi d'aiguiller la victime. Mais plus la police judiciaire, en charge de tels dossiers, intervient tôt, plus il y a des chances de retrouver des preuves. Et de faire condamner les bourreaux d'enfants, ce qui doit être fait en respectant certains délais.

Pour un crime comme le viol, le coupable peut être poursuivi jusqu'à dix ans après les faits. Pour ceux commis depuis l'entrée en vigueur de la loi sur les victimes, le 1er janvier dernier, ce délai court à compter de la majorité de la victime. Pour les autres infractions, le délai est de trois à cinq ans.

Jérôme Wiss

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