Au Luxembourg: Nous avons de plus en plus l'envie de… changer de vie

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Au LuxembourgNous avons de plus en plus l'envie de… changer de vie

LUXEMBOURG – Lieu de vie, boulot, famille, train-train… et si on bousculait tout en cette rentrée? La tendance envahit de plus en plus de résidents, confie un psychologue. L'essentiel fait le point pour éviter les pièges.

par
Nicolas Chauty

De plus en plus autour de nous fourmillent ce genre d'histoires. Un cousin et son épouse qui ont revendu leur pavillon pour monter une petite affaire au bout du monde. Le fils de la voisine qui a laissé son costume-cravate pour vivre de ses peintures. Ou, moins drôle, une famille qui explose pour des «envies d'autre chose». Changer de vie n'est pas nouveau, en soi, mais la pandémie a remis à plat tellement de choses dans notre psychologie et notre vision que la tendance s'est renforcée et n'épargne plus personne, peu importe le profil, peu importe l'âge.

Cette période de retour de vacances et de rentrée remet le sujet sur la table. «Les deux dernières années ont été marquées par une crise, et chaque fois qu’il y a une crise dans une vie, une situation établie est remise en question. Il y a un avant et un après», confirme Pascal Recchia, psychologue du travail chez Post Luxembourg et membre du conseil d'administration de la société luxembourgeoise de psychologie.

Avec une réaction différente d'une personne à l'autre: «Pour certaines, cette crise a accéléré une décision qui était déjà à un stade avancé. Pour d’autres, un événement, par exemple une séparation, un décès… les a amenées à changer de vie».

«Le plaisir immédiat va à l'encontre du bonheur»

Il faudrait donc un déclic pour confirmer une idée qui germe. Avec en fil rouge une idée fixe: être heureux dans sa vie. Mais comment déterminer, à un moment donné, que l'on n'est pas satisfait et épanoui dans son quotidien? «Difficile d’identifier des facteurs universels qui soient communs à chacun», glisse Pascal Recchia. Selon le psychologue, certaines personnes qui prennent un virage à 180° ont une réflexion «à court terme, orientée vers le plaisir immédiat, ce qui va à l'encontre du bonheur».

«Le bonheur est plutôt constitué de plein de petites choses et de moments de la vie qu’il convient de capter et d’apprécier», ajoute le professionnel de santé. Être suivi par un psychologue dans ce contexte permet justement d'identifier les facteurs propres à chacun pour évaluer si effectivement le patient se trouve dans une impasse ou une situation difficile. Un bon moyen pour tirer le bilan qui nous attend tous, et prendre la meilleure décision.

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