Miracle aux Canaries – «Nous avons tous pleuré comme des fous»
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Miracle aux Canaries«Nous avons tous pleuré comme des fous»

Seule en pleine désolation, la maison d’un couple de Danois a échappé aux coulées de la lave du volcan Cumbre Vieja qui ont dévasté la région.

La villa des octogénaires a été miraculeusement épargnée.

La villa des octogénaires a été miraculeusement épargnée.

En surfant sur les réseaux sociaux, Ada Monnikendam est tombée sur une photo presque irréelle prise à La Palma. L’image montrait une maison se tenant seule et intacte au milieu d’une nature dévastée par les coulées de lave du volcan Cumbre Vieja, entré en éruption dimanche. «Je connais cette maison! Mon mari et moi l’avons construite!», s’est exclamée la Néerlandaise, émerveillée par un tel miracle. Ni une ni deux, Ada a contacté les propriétaires de cette villa pour s’enquérir de leur état de santé.

Il se trouve que Rainer et Inge Cocq, deux octogénaires danois, n’ont pas mis les pieds aux Canaries depuis le début de la pandémie car ils craignent le virus. «Nous avons tous pleuré comme des fous lorsque je leur ai dit que leur maison bien-aimée était intacte», raconte Ada à El Mundo. «Même si nous ne pouvons pas y aller pour l’instant, nous sommes soulagés qu’elle soit encore debout. Nous en profiterons nous-mêmes dans quelque temps… ou nous la laisserons à nos trois enfants», a confié le couple à son interlocutrice.

À la recherche de soleil et de tranquillité, Rainer et Inge étaient allés visiter La Palma il y a plus de trente ans. C’est là qu’ils avaient rencontré Ada, Néerlandaise qui vit aux Canaries depuis 1976 et qui y dirige une entreprise de construction de villas avec son mari et son beau-frère. C’est ensemble qu’ils ont eu l’idée de construire cette petite maison à El Paraiso. C’est ce quartier qui, à ce jour, a été le plus touché par les coulées de lave. Plus de la moitié des habitations, y compris l’école locale, ont déjà été «avalées».

Depuis leur Danemark natal, Inge et Rainer suivent avec consternation la tragédie que vivent certains de leurs amis qui ont tout perdu. «Ils sont effondrés et frustrés d’être si loin. Ils ne veulent parler à personne parce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter de pleurer», explique Ada.

(L'essentiel/joc)

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