Megaupload – «Nous ferons tout pour rouvrir le site»
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Megaupload«Nous ferons tout pour rouvrir le site»

Surpris par la fermeture de l'un des plus importants sites de partage, les employés de Megaupload font part de leur réaction. Le directeur, le rappeur Swizz Beatz, ne s’est pas encore exprimé.

«Nous ferons tout pour rouvrir le site et pour que nos utilisateurs puissent récupérer leurs fichiers. C’est notre priorité!», promet sur le site du Nouvel Observateur le Français Emmanuel Gadaix, directeur technique de Megaupload, depuis ses bureaux en Thaïlande. L’annonce de la fermeture du site de téléchargement, pour violation des droits d’auteur par la justice américaine, a été accueillie comme une «surprise absolue» par lui et ses collègues.

«Cela fait des années que Megaupload tourne et nous travaillons avec des avocats. Rien ne s’était jamais passé... Ici, on ne s’attendait pas du tout à cela», confie-t-il, avant de défendre la plus grande plate-forme de partage de fichiers basée à Hong Kong face aux accusations: «Nous ne sommes pas un site pirate. Nous avons l’habitude d’être critiqués sur le volet "piratage", mais elles sont infondées. Nous sommes un site d’hébergement de contenus qui respecte les différentes lois». Il ajoute que «seule une petite minorité de comptes profite des infrastructures du site pour héberger des fichiers illégaux».

Réactions des Anonymous

Le CEO de Megaupload, qui n’est autre que le rappeur Swizz Beatz, de son vrai nom Kasseem Deen, connu aussi pour être le mari d’Alicia Keys, n’a quant à lui pas encore fait de déclarations. Il ne semble toutefois pas inquiété par la justice. Son nom ne figure en effet pas dans l’acte d’accusation de 72 pages. Il n’en va pas de même pour d’autres personnes impliquées dans l'affaire. Quatre responsables du site Megaupload basé à Hong Kong, dont le fondateur, alias Kim Dotcom, un Allemand de 37 ans également connu sous le nom de Kim Schmitz, ont été interpellés à Auckland (Nouvelle-Zélande) sur la base de mandats d'arrêt délivrés par les États-Unis.

La fermeture du site a été suivie de représailles du collectif de pirates Anonymous, qui a affirmé sur Twitter avoir mis hors service les sites du FBI, du ministère de la Justice américain, de la maison de disque Universal Music et de l'association professionnelle du disque RIAA. Outre le site mère, une vingtaine de noms de domaine affiliés à Megaupload.com ont été fermés par la justice américaine, qui a également saisi 50 millions de dollars d'avoirs et lancé des poursuites contre sept responsables du site, dont les quatre personnes arrêtées en Nouvelle-Zélande.

La réaction des Anonymous

(L'essentiel Online/AFP)

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