«Nous inviter ne suffit pas, il faut nous écouter»

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«Nous inviter ne suffit pas, il faut nous écouter»

LUXEMBOURG - Taina Bofferding a été élue ce week-end présidente des Jeunes socialistes. Et elle a envie d'être entendue. Interview.

«L'essentiel»: Comment êtes-vous entrée en politique?

Taina Bofferding: Quand j'étais plus jeune, j'ai toujours critiqué les choses et dit qu'il faudrait faire ceci ou cela. Un jour, des amis m'ont dit: «T'es comme les autres, tu critiques tout le temps mais ne proposes pas d'alternatives». Cela a été ma motivation.

Que comptez-vous faire durant votre présidence?

Je vais continuer à travailler sur les dossiers de mon prédécesseur Jean-Paul Espen. Le logement va être au centre de notre action. Beaucoup de jeunes sont obligés de rester chez leurs parents, car les logements sont trop chers. Et cela va continuer avec le développement de l'université. On va aussi travailler sur l'Europe pour qu'il y ait plus de dialogue avec les jeunes.

Pourquoi les écouter?

Parce qu'ils ont parfois une autre perspective. Les autorités politiques prennent des décisions sans consulter la jeunesse, alors que c'est souvent elle qui va en subir les conséquences, comme sur le chômage, l'éducation, etc.

Les organisations politiques de jeunesse sont-elles plus entendues?

Il reste beaucoup à faire. Nous inviter aux congrès ne suffit pas, il faut nous écouter. Quand on est jeune, on est plus critique, plus idéologique et plus optimiste.

Recueilli par I. Hartmann

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