Juan Martin Del Potro – «Nous ne nous reverrons peut-être jamais»

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Juan Martin Del Potro«Nous ne nous reverrons peut-être jamais»

L’Argentin, qui avait annoncé disputer le tournoi de Buenos Aires pour dire «adieu», est resté flou au sujet de son avenir, après sa défaite face à Federico Delbonis.

Séquence émotion, mardi soir à Buenos Aires.

Séquence émotion, mardi soir à Buenos Aires.

AFP

L’Argentin Juan Martin Del Potro, ex-n°3 mondial, s’est incliné 6-1, 6-3, mardi, face à son compatriote Federico Delbonis, dans le tournoi de Buenos Aires, mais il n’a pas acté la fin de sa carrière comme il l’avait pourtant suggéré auparavant.

«Aujourd’hui, c’est une pause. Je laisserai toujours la porte ouverte. Mais je mets le tennis en veilleuse jusqu’à ce que ma jambe aille mieux. Si ça marche, je mettrai d’autres cartes sur la table. Pour l’instant, je n’ai aucune certitude à propos de Rio», a-t-il exposé en conférence de presse d’après-match, en évoquant le tournoi brésilien qui commence lundi, et où sa participation, pour des raisons commerciales, n’est pas exclue.

À l’issue de la défaite contre Delbonis (n°42 mondial) au premier tour, l’Argentin de 33 ans a été acclamé par les 5 000 spectateurs, qui ont chanté «Delpo, ne pars pas!» et ont affiché des messages écrits de sympathie à son attention. «Aujourd’hui, j’ai donné tout ce que j’avais, jusqu’au dernier point. Je suis heureux parce que mon dernier match, probablement, a eu lieu sur un court et pas en donnant une conférence de presse», a-t-il dit au public. «Nous ne nous reverrons peut-être jamais», a aussi lancé «Delpo», les larmes aux yeux.

«À vrai dire, c’est un moment que je n’aurais jamais voulu voir arriver. Ma santé m’amène à devoir prendre une décision. Je n’ai pas autant de force que ce que beaucoup de gens pensent. Je pense avoir réalisé tous mes rêves en matière de tennis. Aujourd’hui, je souhaite pouvoir dormir sans douleur», a expliqué le 753e mondial.

Tombeur de Nadal et Federer

Del Potro, qui n’avait plus joué sur le circuit depuis presque trois ans à cause d’une blessure au genou, avait annoncé samedi qu’il s’agissait dans la capitale argentine d’un «adieu plus que d’un retour», et qu’il n’y avait «pas de meilleur tournoi que celui de Buenos Aires pour» prendre sa retraite.

L’Argentin de 198 cm, surnommé la Tour de Tandil, a connu son heure de gloire à l’US Open 2009 en battant Rafael Nadal en demi-finale, puis Roger Federer en finale, en cinq sets, devenant ainsi le premier Argentin depuis Guillermo Vilas, en 1977, à gagner un tournoi du Grand Chelem. Le seul de sa carrière.

«Delpo» a aussi contribué à donner à l’Argentine sa première Coupe Davis en 2016, en allant remporter un point décisif, celui de l’égalisation à 2-2 le dimanche, contre le Croate Marin Cilic. Puis Federico Delbonis a marqué le 3e point, celui d’une victoire historique.

Le meilleur joueur argentin de ces vingt dernières années a aussi gagné deux médailles olympiques de haute lutte. Le bronze à Londres en 2012, en battant Novak Djokovic, puis l’argent à Rio en 2016, après avoir battu Djokovic et Nadal mais cédé en finale face à Andy Murray.

(L'essentiel/afp)

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