Réaction au Luxembourg – «Nous ne travaillons jamais à balles réelles»
Publié

Réaction au Luxembourg«Nous ne travaillons jamais à balles réelles»

LUXEMBOURG - Après l’accident mortel sur un tournage aux États-Unis, nous avons interrogé le réalisateur de «Capitani» et le maître d’armes de la série.

David Pollack a été l'armurier sur la seconde saison de «Capitani».

David Pollack a été l'armurier sur la seconde saison de «Capitani».

«Je n’ai pas souvenir d’un film européen où ce genre d’accident est arrivé. Nous ne travaillons jamais à balles réelles, ce serait hyper dangereux», explique Christophe Wagner, réalisateur de «Capitani». Lorsque l’on évoque le dramatique accident qui a coûté la vie à la directrice de la photographie Halyna Hutchins aux États-Unis, le cinéaste luxembourgeois fait part de sa stupeur, et se veut rassurant à propos des manipulations d’armes sur les plateaux.

«Il y a un maître d’armes qui vérifie que l’arme n’est pas dangereuse et qui explique aux comédiens comment l’utiliser», développe le metteur en scène de la série luxembourgeoise à succès, diffusée sur Netflix.

Des armes sont utilisées dans la série «Capitani»

Sur ses films «Doudege Wénkel», «Eng nei Zäit» ou sur «Capitani», la société d’effets spéciaux Level9 SFX a dépêché un maître d’armes agréé. «C’est très différent des États-Unis, ce type d’accident est peu probable chez nous», en Europe, confirme David Pollak, armurier sur la seconde saison de «Capitani», qui sera diffusée en février 2022. «Je pratique le tir sportif depuis 25 ans, on a fait appel à moi pour ma connaissance des armes», reconnaît le Belge, policier dans le civil.

«J’apporte moi-même les armes»

«J’apporte moi-même les armes, qui sont préparées pour tirer à blanc, sur le plateau. Certaines armes sont modifiées, et ne peuvent tirer de balles réelles», détaille-t-il. «Lorsque l’on tourne une scène, il y a des règles de sécurité et des distances à respecter. On positionne même un plexiglas devant la caméra», ajoute celui qui a travaillé sur la série «Coyotes» ou le film «Entre la vie et la mort».

«Les acteurs sont toujours dans mon champ de vision. Lorsque certains s’emballent un peu, je suis là pour les tempérer», conclut le maître d’armes.

(Cédric Botzung/L'essentiel)

Ton opinion