Pascal Schumacher – «Nous proposons un spectacle complet»

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Pascal Schumacher«Nous proposons un spectacle complet»

LUXEMBOURG - Le musicien luxembourgeois est de retour avec un projet électro, qu'il présentera samedi sur la scène de la Philharmonie.

L’essentiel: Vous sortez «Drops & Points». Ce nouveau projet représente un virage artistique?

Pascal Schumacher: Oui et non. C’est un virage par rapport à mes premiers albums jazz, mais on retrouvait déjà sur les deux précédents des influences électro. J’avais envie de rompre avec le jazz, même si ce sont mes racines. Les percussions électroniques ont remplacé les sections rythmiques jazz.

Sept morceaux et des pistes plus longues. Aviez-vous envie d’offrir davantage le temps aux morceaux d’évoluer?

C’est un disque sur lequel on retrouve des ambiances très différentes. Le morceau «Bubbles», qui est une pièce centrale de l’album, aurait par exemple pu être découpé en trois titres.

Votre façon de composer a-t-elle été modifiée?

Je crois qu’il n’y a pas qu’une manière de composer. Parfois c’est écrit à la main sur un bout de papier, parfois sur place ou en post-production. Parfois il y a une vraie écriture, comme pour le morceau «Drops», parfois c’est spontané. Sur «Bubbles», nous sommes partis sur une grosse improvisation avec mon acolyte Maxime Delpierre.

Comment s’est passée la collaboration avec lui?

C’était très intéressant. Je voulais avoir un guitariste pour la première fois de ma vie. Ça a été une longue recherche. Il vient du jazz, sait lire la musique et une vision très contemporaine. Il représente une certaine esthétique. Maxime a changé ma manière de voir.

Et avec le producteur Joachim Olaya?

Il a été décisif dans le processus. Il était déjà aux commandes sur «Left Tokyo Right» et «Afrodiziac», mes deux précédents projets. Depuis trois ans, il a sonorisé la plupart de mes concerts. Il dirige un collectif de créateurs, Scale, et l’idée de la scénographie vient de lui.

Pouvez-vous nous parler de cette adaptation scénique qui sera présenté ce samedi à la Philharmonie?

On propose un spectacle complet, musique et scénographie. Nous serons sept sur scène, avec le batteur Jeff Herr, Maxime Delpierre, un quatuor à cordes et moi. Mais à la base, nous pouvons le proposer en duo. En ce qui concerne la tournée, je pense que ce sera plutôt à l’automne.

Le disque sort sur un nouveau label, Modulating Music.

C’est le label que nous avons créé avec Raphael Junker. Nous voulons être maîtres des différentes étapes, gérer tout nous-mêmes. Le distributeur est Believe Digital, et le disque sera disponible sur tous les supports.

(Cédric Botzung/L'essentiel)

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